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tiendraient alternativement à Angers et au Mans, leur Commission intermédiaire pourrait également èlre placée à La Flèche, ainsi que les deux provinces l'ont voté unanimement dans leurs assemblées respectives du mois d'octobre 1787 (1). Cette ville est à peu près au centre; on y trouverait des logements commodes pour un semblable établissement. De grandes routes en rendent l'abord facile dans toutes les saisons de l'année. Son Collège déjà fameux acquèrerait encore un nouveau lustre; l'émulation <pie ferait naître chez les maîtres et les élèves la présence de cette Commission serait un ressort, puissant qui ajouterait à l'instruction publique qu'on y reçoit un nouveau degré d'utilité et de distinction. Cette Commission elle-même serait soutenue dans ses travaux à l'aspect du cœur d'Henri IV ; elle puiserait journellement à cette source sacrée un nouveau zèle, un nouvel amour pour la Patrie.

Outre la diminution des frais de l'administration des deux provinces, qui par cette réunion serait réduite à moitié, il en résulterait des avantages très considérables.

Elles acquèreraient un plus grand concours de lumières pour méditer des plans d'améliorations et plus de moyens pour leur exécution. Il existe depuis longtemps un projet bien utile aux deux provinces, celui de perfectionner la navigation des rivières du Loir, de la Sarthe et de la Mayenne. Cette entreprise qui étendrait ainsi le commerce de ces provinces au reste du royaume, et même aux villes maritimes, n'est point au-dessus de leurs forces réunies. Leurs impositions foncières excèdent 9.000.000. Que de ressources indique un pareil produit, et ces ressour

(i) En octobre 1787, les deux Assemblées provinciales d'Anjou et du Maine émirent le vœu que l'Assemblée générale des trois provinces de la Généralité se lint désormais à La Flèche ainsi que la Commission intermédiaire générale. Cf. Anjou Historique, janvier 1901.

I ces ménagées et accrues par les connaissances des Etats provinciaux et leur sage économie, ne seraientelles pas suffisantes pour exécuter enfin ce grand et utile projet?

fl en est d'autres dont les avantages seraient plus circonscrits, mais qui seraient aussi moins dispendieux, tels que des casernes de cavalerie. On pourrait en construire dans les lieux où l'abondance des fourrages semble appeler ces établissements ; chacun aujourd'hui en connaît le prix, et malheureusement les circonstances actuelles démontrent la nécessité de répartir des troupes dans l'intérieur du royaume.

Si l'étendue et la population du Maine et de l'Anjou ne paraissent pas assez considérables pour former deux Etats provinciaux, nul autre plan de réunion ne peut offrir à ces provinces autant d'avantages qu'elles en trouveraient dans celle qu'on propose. Ce ne serait pas celle de l'Anjou à la Touraine, ni du Maine au Perche. Dès qu'une réunion quelconque sera jugée nécessaire, qu'on demande aux Manceaux avec qui ils préféreront être unis : ils nommeront l'Anjou; les Angevins, de leur côté, préféreront le Maine. Ces provinces n'ont point oublié qu'elles sont sœurs.

Si de puissants motifs de convenance demandent que leur union soit renouvelée, les inconvénients qui naîtront de leur désunion ne sont pas moins frappants.

Elle apporterait d'abord un changement considérable dans les relations de commerce, d'affaires et d'habitude, que le grand nombre des paroisses du Maine, qui sont actuellement du ressort des Sénéchaussées, Présidiaux, élections et bureaux de La Flèche et Château-Gontier, a formés avec ces deux villes, et ce changement deviendrait nécessairement préjudiciable à tous.

En second lieu, le Maine réclame ces paroisses; l'Anjou défend sa possession : elle lui est acquise depuis des siècles, et cette contestation est aujourd'hui devant le ministre. De quelque façon qu'elle soit décidée, il est à craindre qu'il ne reste un levain de division et de discorde, qui peut fomenter et produire de funestes effets (1).

Si le gouvernement prononce en faveur du Maine, Château-Gontier en souffrira beaucoup, et La Flèche dont le ressort est la plus grande partie dans le Maine sera perdue sans ressources. Ses tribunaux devenus presque inutiles seraient bientôt supprimés; et cette ville si avantageusement placée, si chérie du meilleur et du plus grand de nos rois, le dépôt de son cœur, bientôt on la verrait disparaître. Pourrait-elle redouter ce malheur sous celui de ses successeurs qui le prend pour modèle? Non, sans doute, et, dans ce moment où la Nation est assemblée, cette Nation qui adore Henri IV, elle n'insultera point sa mémoire en détruisant son ouvrage; elle conservera précieusement ce monument de son amour; elle s'applaudira de pouvoir remplir les institutions de ce bon prince: il voudrait accroître sa ville de La Flèche, l'union proposée en est un sùr moyen.

Puissent tant de motifs et de raisons, des considérations si puissantes, la perspective de tant d'avantages généraux et particuliers, déterminer les EtalsGénéraux à ordonner l'union à perpétuité du Maine et de l'Anjou, pour ne former à l'avenir qu'un seul et même Etat provincial!

(i) En octobre 1787, l'Assemblé provinciale du Maine décida de comprendre dans ses districts 73 paroisses qui faisaient partie des élections de La Flèche et de Château-Gontier. De son côté, l'Assemblée provinciale d'Anjou les avait classées dans ses propres districts. De là une série de réclamations et de mémoires de part et d'autre. La solution ne fut donnée qu'à l'établissement des départements en 1790.

Le Mémoire de la Municipalité fléchoise (1) ne fut point pris en considération par une Assemblée, qui, au lieu de réunir le Maine et l'Anjou en une seule administration, les divisa au contraire en trois départements. Ce fut une faute, et beaucoup de gens le reconnaissent aujourd'hui. Les partisans de la décentralisation liront avec intérêt ce document; ils y trouveront des arguments, tout à la fois anciens et nouveaux, en faveur du renouvellement de la vie provinciale.

F. UZUREAU,

Directeur de l'Anjou Historique.

(i) La ville de La Flèche contenait i.aoo feux, (lettre du LieutenantGénéral au Garde des Sceaux, le 26 avril 1789). — Archiies Nationales, B III 7.

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Les « Annales Fléchoises »
Et Les Revues

Nous lisons dans l'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, à la date du 30 août 1903, col. 306:

« Pièces de Ronsard à retrouver. — Les Annales Fléchoises publient, dans les mois de juillet et d'août l(.)03, un travail très remarquable de M. Paul Laumônier, maître de conférences à l'Université de Poitiers. C'est un tableau chronologie]uc des œuvres de Ronsard qui contient 1893 numéros. Chaque pièce est indiquée à sa date, avec sa source, souvent malaisée à découvrir; car beaucoup d'œuvres de Ronsard ont figuré dans des œuvres collectives qui n'avaient pas été consultées.

M. Laumônier dit:

C'est faute d'avoir su distinguer les œuvres do sa jeunesse, nécessairement imparfaites, de celles de sa maturité , prolongée jusqu'à 60 ans, sans décadence.

Les Annales Fléchoises font suivre ce travail d'une ode inédite de Ronsard, c'est-à-dire qui ne figure dans aucune de ses œuvres. Elle a été publiée par Dorai dans le récit de la réception des envoyés polonais aux Tuileries, venant annoncer à Henri d'Anjou son élection au trône de Pologne. C'est à cette solennité que l'ode de Konsard se réfère. »

MARIAGE

Le mardi 15 septembre, M. l'Archiprêtre a béni, dans l'église Saint-Thomas de La Flèche, le mariage

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