Correspondance et souvenirs de 1805 à 1864, כרך 1

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עמוד 146 - Je me rappelle que J.-J. Ampère songeant à aller en Grèce disait : « Vivre en présence de la terre et du ciel, de la mer, des montagnes, voilà une vie grande et poétique, propre à développer l'âme, à nourrir l'enthousiasme, qui est la chose à laquelle je crois le plus en ce monde. » Je n'attendais pas cela de la Grèce, j'y allai réfléchir, je l'attends de l'Orient et du pays des dieux.
עמוד 447 - Entre son fils, sa belle-fille, ses deux petits-enfants qui jouent avec lui, il cause sur les sujets les plus élevés. Il nous a entretenus de Schiller, de leurs travaux communs, de ce que celui-ci voulait faire, de ce qu'il aurait fait, de ses intentions, de tout ce qui se rattache à son souvenir: il est le plus intéressant et le plus aimable des hommes.
עמוד 59 - Et, de son côté, pas la moindre intelligence des hommes, point de réflexions, point de raison, de la fa1blesse, de l'étourderie, de l'imprévoyance. Il s'est jeté à corps perdu dans les lacs qu'on lui a tendus. En me racontant, les larmes aux yeux, à combien d'épreuves on l'avait soumis, il était dominé par un sentiment de douleur si profond que je croyais ne jamais pouvoir l'en distraire ; mais le mot métaphysique arrive sur ses lèvres, voilà un tout autre homme : il se met à me développer...
עמוד 29 - J'ai reçu, mon cher ami, votre énorme lettre; elle » m'a horriblement fatigué. Le pis de cela, c'est que je » n'ai absolument rien à vous dire, aucun conseil à vous » donner. Nous sommes deux misérables créatures à » qui les inconséquences ne coûtent rien. Un brasier » est dans votre cœur, le néant s'est logé dans le mien. » Vous tenez beaucoup trop à la vie, et j'y tiens trop » peu. Vous êtes trop passionné, et j'ai trop d'indiffé
עמוד 169 - Byron, Lamennais, qu'il appelle des polissons, des degrés du néant, des gens qui ramassent de la boue et en font de petits tas, et autres gentillesses philosophiques dont il m'avait déjà répété une partie; mais je n'ai pu m'empêcher de lui rire au nez quand il m'a dit, à moi :
עמוד 23 - L'année dernière, c'était un chrétien ; aujourd'hui, ce n'est plus qu'un homme de génie, un grand homme ! Qui peut avoir troublé sa raison? Il ne voit pas le gouffre ouvert sous ses pieds. Que sont devenus les sentiments sublimes qui remplissaient son âme? Il ne voit plus que la gloire, il est idolâtre de la gloire I II a l'orgueil de sonder les mystérieuses profondeurs de l'intelligence humaine 1 5 décembre.
עמוד 448 - Allemands pour leur poète m'a gagné. Pourtant je n'en suis pas encore au point de la bonne dame chez laquelle je demeure ici, qui s'extasiait sur ce que l'abondance des idées du grand homme était telle qu'il lui avait fallu un secrétaire! Avoir un secrétaire est dans ce pays-ci sans exemple...
עמוד 445 - Eckermann toute sa satisfaction d'avoir fait connaissance avec Ampère et d'avoir par lui abouché directement les deux littératures. « Ampère, disait-il, a placé son esprit si haut, qu'il a bien loin audessous de lui tous les préjugés nationaux, toutes les appréhensions, toutes les idées bornées de beaucoup de ses compatriotes; par l'esprit, c'est bien plutôt un citoyen du monde qu'un citoyen de Paris. Je vois venir le temps où il y aura en France des milliers d'hommes qui penseront comme...
עמוד 38 - J'en souffre, mais c'est un mystère que toute la métaphysique du monde ne peut expliquer. Parfois je sens renaître mes anciennes idées, les doutes disparaissent; c'est alors qu'il me faudrait de longues conversations avec vous. Il ya quelques jours, l'admirable chapitre xxxvn du troisième livre de l'Imitation m'avait fait grand bien ; lisez-le, je vous en conjure. Après cette lecture, je vous ai écrit une lettre que je me repens d'avoir détruite. Quelle malheureuse faculté que l'imagination!...
עמוד 9 - Cher Bredin, j'aurais besoin de vous lire, dans ce moment où ma tête n'est pas moins fatiguée de travail que de pensées douloureuses. Cependant ces jours derniers j'ai eu un peu de relâche, en me livrant aux seules idées qui me portent dans un tout autre monde. Ah ! Cela est bien vrai, le monde des abstractions est le seul qui vaille la peine qu'on l'habite. Mais je ne trouve plus la route de celui des abstractions où le cœur est aussi occupé que l'esprit ; je me traîne sur d'arides frontières...

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