Nouvelles méditations poétiques

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Urbain Canel, 1823 - 179 עמודים
 

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עמוד 79 - Pourquoi, durant les nuits, sa douce voix se mêle Au doux bruit des ruisseaux sous l'ombrage roulant : Je chantais, mes amis, comme l'homme respire, Comme l'oiseau gémit, comme le vent soupire, Comme l'eau murmure en coulant.
עמוד 148 - L'héritage sacré ! Soutiens ses derniers pas, charme sa dernière heure; Et, gage consacré d'espérance et d'amour, De celui qui s'éloigne à celui qui demeure Passe ainsi tour à tour, Jusqu'au jour où, des morts perçant la voûte sombre, Une voix dans le ciel, les appelant sept fois, Ensemble éveillera ceux qui...
עמוד 143 - CRUCIFIX. Toi que j'ai recueilli sur sa bouche expirante Avec son dernier souffle et son dernier adieu , Symbole deux fois saint, don d'une main mourante , Image de mon Dieu!
עמוד 145 - Et sur l'œil sans regard la paupière affaissée Retombait à demi. Et moi, debout, saisi d'une terreur secrète, Je n'osais m'approcher de ce reste adoré, Comme si du trépas la majesté muette L'eût déjà consacré. Je n'osais!... mais le prêtre entendit mon silence, Et de ses doigts glacés prenant le crucifix : « Voilà le souvenir et voilà l'espérance :
עמוד 26 - On dit qu'aux derniers jours de sa longue agonie, Devant l'éternité seul avec son génie, Son regard vers le ciel parut se soulever : Le signe rédempteur toucha son front farouche.... Et même on entendit commencer sur sa bouche Un nom... qu'il n'osait achever. Achève... c'est le dieu qui règne et qui couronne ; C'est le dieu qui punit ; c'est le dieu qui pardonne : Pour les héros et nous il a des poids divers. Parle-lui sans effroi : lui seul peut te comprendre. L'esclave et le tyran ont tous...
עמוד 21 - Superbe, et dédaignant ce que la terre admire, Tu ne demandais rien au monde, que l'empire. Tu marchais... tout obstacle était ton ennemi. Ta volonté volait comme ce trait rapide Qui va frapper le but où le regard le guide, Même à travers un cœur ami. Jamais, pour éclaircir ta royale tristesse, La coupe des festins ne te versa l'ivresse ; Tes yeux d'une autre pourpre aimaient à s'enivrer.
עמוד 137 - MURMURE autour de ma nacelle, Douce mer dont les flots chéris, Ainsi qu'une amante fidèle , ; Jettent une plainte éternelle , Su*r ces poétiques débris. .. ...-,,; : Que j'aime à flotter sur ton onde, A l'heure où du haut du rocher L'oranger, la vigne féconde, Versent sur ta vague profonde, Une ombre propice au nocher! ;-- ; : •.-,','.(. Souvent, dans ma barque sans rame,, , .,.' > Me confiant à ton amour, Comme pour assoupir mon âme, Je ferme au branle de ta lame Mes regards fatigués...
עמוד 138 - Je ferme au branle de ta lame Mes regards fatigués du jour. Comme un coursier souple et docile Dont on laisse flotter le mors, Toujours vers quelque frais asile Tu pousses ma barque fragile Avec l'écume de tes bords.
עמוד 146 - A cette heure douteuse, où l'âme recueillie, Se cachant sous le voile épaissi sur nos yeux, Hors de nos sens glacés pas à pas se replie, Sourde aux derniers adieux ; Alors qu'entre la vie...
עמוד 65 - Épuisons les riants calices De ces parfums qui vont mourir. Souvent la beauté fugitive Ressemble à la fleur du matin Qui, du front glacé du convive, Tombe avant l'heure du festin. Un jour tombe, un autre se lève; Le printemps va s'évanouir ; Chaque fleur que le vent enlève Nous dit :

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