L'art de dire les vers, suivi d'une étude et d'une conférence sur l'adaptation musicale

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Charpentier et Fasquelle, 1903 - 342 עמודים
 

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עמוד 121 - Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes; U, cycles, vibrements divins des mers virides, Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux; O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silences traversés des Mondes et des Anges : — O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux!
עמוד 57 - Pâle étoile du soir, messagère lointaine, Dont le front sort brillant des voiles du couchant, De ton palais d'azur, au sein du firmament, Que regardes-tu dans la plaine ? La tempête s'éloigne, et les vents sont calmés. La forêt, qui frémit, pleure sur la bruyère ; Le phalène doré, dans sa course légère, Traverse les prés embaumés. Que cherches-tu sur la terre endormie ? Mais déjà vers les monts je te vois t'abaisser; Tu fuis en souriant, mélancolique amie, Et ton tremblant regard...
עמוד 161 - L'orage a brisé le chêne Qui seul était mon soutien; De son inconstante haleine Le zéphyr ou l'aquilon, Depuis ce jour, me promène De la forêt à la plaine, De la montagne au vallon. Je vais où le vent me mène, Sans me plaindre ou m'effrayer; Je vais où va toute chose, Où va la feuille de rose Et la feuille de laurier.
עמוד 100 - Non, l'avenir n'est à personne! Sire, l'avenir est à Dieu ! A chaque fois que l'heure sonne, Tout ici-bas nous dit adieu. L'avenir! l'avenir! mystère! Toutes les choses de la terre, Gloire, fortune militaire, Couronne éclatante des rois, Victoire aux ailes embrasées, Ambitions réalisées, Ne sont jamais sur nous posées Que comme l'oiseau sur nos toits...
עמוד 201 - L'église, c'est l'azur, lui dis-je ; et quant au prêtre... — En ce moment le ciel blanchit. La lune à l'horizon montait, hostie énorme; Tout avait le frisson, le pin, le cèdre et l'orme, Le loup, et l'aigle et l'alcyon ; Lui montrant l'astre d'or sur la terre obscurcie, Je lui dis : — Courbe-toi. Dieu lui-même officie, Et voici l'élévation.
עמוד 34 - Oh! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! On s'entretient de vous parfois dans les veillées. Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées...
עמוד 28 - J'ai dans l'âme une fleur que nul ne peut cueillir ! Votre aile en le heurtant ne fera rien répandre Du vase où je m'abreuve et que j'ai bien rempli. Mon âme a plus de feu que vous n'avez de cendre ! Mon cœur a plus d'amour que vous n'avez d'oubli ! Janvier 18...
עמוד 60 - Un soir, t'en souvient-il? nous voguions en silence; On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux, Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Tes flots harmonieux.
עמוד 163 - Tu n'as jamais été, dans tes jours les plus rares, Qu'un banal instrument sous mon archet vainqueur, Et, comme un air qui sonne au bois creux des guitares, J'ai fait chanter mon rêve au vide de ton cœur.

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