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Près d'elle j'ai marché, j'ai gravi la colline,
J'aperçois le sommet et j'y serai demain ; —
Je m'arrête, et dans le couchant qui m'illumine
J'embrasse d'un regard tout le vaste chemin:
L'espace s'élargit, l'horizon se déroule
Immense et radieux, et si je n'entends plus
Monter à ces hauteurs les clameurs de la foule,
Les voix de mon enfance ont en moi leur reHux.

Plus aux chimps de l'éther monte Paéronaute,
Plus son œil, si petit, contient d'immdnsité;
Et c'est ainsi pour moi : sur la montagne haute

J'arrive, je m'arrête, et le val, la cité,
Les hameaux, les forêts, le fleuve, la campagne,
Ne font plus devant moi qu'un tout harmonieux;
Je rcgirde, et je tiens, debout sur la montagne,
Le Passé dans mon cœur et le ciel dans mes yeux.

(Mars iSggl F.-E. Adam.

* LA REVUE PRYTÀNÉENNE. - Septemre 1903. - A. Maillet.

Variétés : Quatorze Juillet!

F. Robert. — Nécrologie: M. le général Fay, M. Blouin du Bouchel, M. Brienne, M. Heysh.

Octobre 1903. — A. Maillet. — Variétés: Villégiature Brulionne.

F. R. — Nécrologie : M. le colonel Xinck.

Novembre 1903. — P. — Association des anciens Elèves.

Réunion du I" octobre au Cercle Militaire.
H. M. — Variétés : Histoire de Lapins.
A. Maillet. — La Itenlrée d'octobre au Prytanée.
X. — Nécrologie : M. le général Lebrun.

• REVUE bE LA RENAISSANCE. - Septembre-octobre 1903.

— Paul Laumonier. — Deux cent vingt vers inédits de Ronsard.

Id. — Luigi Alomanni. Son influence sur la Pléiade.

A notre grand regret nous ne pouvons que signaler ces éludes de notre savant collaborateur. Nous en ferons le oompte rendu lorsque nous aurons reçu la Itevue de la Renaissance, depuis longtemps aussi introuvable que son directeur.

* LA TRADITION, Revue illustrée internationale du Folklore,

60, quai des Orfèvres. —. Octobre 1903.

• Jaoob Christillin. — Dans les Alpes.

Prof. Aniceto Specchio. — Un coin de l'Italie méridionale.
Alfred Harou. — Tradilionniime de la Belgique.
Henry Calhiat. — Le miracle de saint Janvier.
H. C. — Galerie traditionnisle. Albert Denis.
Novembre 1903. — Jacob Christillin. — Dans les Alpes.
Téa. — te Mariage en Sardaignc.

Jacques Rougé. — Quelques croyances et coutumes du Bas
Terroir Tourangeau.

H. C. — Galerie traditionnisle : Lionel Bonnemère de Chavigny.

Destutayre. — Le Tombeau de sainte Cécile.

C. W. — La Saint-Hubert dans les régiments allemands.

S'-J. — Im Sainl-André.

* WALLONIA. — Août Et Septembre 1003. — M. des Ombiaux.

Théodore Baron, le peintre de la Meuse.

Joseph Rulot. — L'exposition des Dinanderies.
Henri Bragard. — Le folklore de la Wallonie prussienne.
Un après-midi de dimanche à Malmédg.

Octobre 1903. — Ernest Mathieu. — La Jeunesse, association traditionnelle.

Jean Le jeune. — Calendrier Folklorique La nuit de la l'oussaint à Jupillc.

Fr.-Jacques-Louis Detrixhe. — Chansons dialoguées.

Ernest Mathurin, Emile Hublard. — Documents et notices.

II. — A TRAVERS LES LIVRES.

Nous faisons précéder d'un astérisque tous les ouvrages offerts à la bibliothèque des Annales Fléchoises.

*

* Abbé A. Angot. — Le Balnéum de Rubricaire. Extrait du Bulletin de la Commission Historique et Archéologique de la Mayenne), in-8°, 8 p. Laval-Goupil, 1903.

Sainte-Gemme-le-Robert, canlon d'Evron, (Mayenne) possède une station gallo-romaine, dite « le château de Hubricaire ». M. l'abbé Angot a fait exécuter des fouilles dans un endroit appelé prison, et il a découvert que ce que la tradition qualifiait prison était un balneum avec bains froids et bains chauds, dont il nous donne une minutieuse description. D'excellentes photographies nous représentent l'état actuel de ces ruines.

M. l'abbé Angot termine en cherchant à identifier Rubricaire avec Robrica indiqué sur la table de Peutinger.

* Marquis de Beauchesne. — Le château du Coudray et les chalellenies de Chemeré et de Saint-Denis du Maine, in-8°, 334 p. Laval-Uoupil, 1903.

M. le marquis de Beauchesne ajoute toujours à la liste déjà longue de ses travaux historiques, et nous sommes heureux de l'en féliciter et remercier au nom des Annales Fléchoises. L'auteur du « Château de la Roche-Talbot » vient de publier une étude des mieux documentées et des plus précieuses pour l'histoire du Maine.

Le château du Coudray, (Mayenne) appartient aujourd'hui à M"" la comtesse de Montalembert, née Guesdon de Beauchesne, descendante en ligne paternelle des plus anciens seigneurs du Coudray, les de Fallais et des Hotours, par l'alliance do Jehan des ltotours avec Denise de Fallais.

La création du fief du Coudray ne saurait être postérieure à la seconde moitié du Xlll° siècle, et dès le XII" siècle on trouve un Foulques du Coudray. Avant la (in du XIV" siècle, cette terre était passée dans la famille des de Fallais, qui la possédèrent pendant tout le XV°. En 1523, le seigneur en est Robert II des Hotours, qui la tient soit de son oncle Jehan III de Fallais, mort sans enfants, soit de sa mère Denise de Fallais.

Robert II des Rotours épousa Charlotte de la Roë, fille de Jehan de la Roo et de Françoise Le Clerc de Juigné: sa femme lui apportait « la terre d'Aligné près La Flèche ».

Leur fils, Robert III des Rotours, seigneur du Coudray et d'Aligné, est « homme d'armes de la Compagnie du comte du Lude, Jehan de Daillon ». C'est son testament que publie M. de Beauchesne à la lin de son ouvrage.

Barbe d'Aulnière, veuve, en 1585, de Robert III, épousa en deuxièmes noces, Pierre du Bellay, seigneur de la Courbe et dut abandonner la terre du Coudray à sa fille aînée Radegoude des Rotours, qui fut enlevée et épousée en 1589 par Charles du Bellay, frère de Pierre.

Il faut lire les intéressantes pages que l'auteur consacre à Charles, qui tenait pour la ligue dans le Bas-Maine. Charles mourut en 1613. En 1626, sa veuve reçoit la déclaration des Jésuites de La Flèche pour leur terre et fief de la Moinerie. De ses neuf enfants, une fille, Gabrielle, épousa Renaultde Sévigné, seigneur de Montmoron ; elle eut, en partage, en 1(336, la terre du Coudray qui passa ainsi dans la maison des Sévigné.

Gabrielle et Renaultde Sévigné eurentau moins7enfants; l'aîné, René-François, posséda le Coudray jusqu'en 1086; les deux plus jeunes, Christophe-Jacques et Jacques-Christophe (filleul de la célèbre marquise de Sévigné), furent tous deux des officiers de marine fort distingués. M. de Beauchesne nous l'ait, de leurs campagnes maritimes, un récit des plus attachants.

En 1716, la terre du Coudray retourne à Françoise de Quatrc-Barbes, dame de Saint-Denis du Maine qui en opère le retrait féodal; et à la fin du XVIII0 siècle elle est dans la famille de Croixmare.

Pour être complète, l'étude de la terre du Coudray devait comprendre aussi les deux chatellenies de Chemeré et de Saint-Denis du Maine qui y ont été successivement annexées.

Le travail de M. de Beauchesne, fruit de longues et minutieuses recherches, nous découvre une fois de plus chez l'écrivain un talent littéraire de premier ordre et chez l'historien une science puisée aux meilleures sources.

Maurice Boutry. — Choiseul à Rome. Lettres et mémoires inédits lloi-nol. Introduction par André Hallays. — Paris, Calman-Lévy.

L'illustre famille de Choiseul, issue des comtes de Langres, et qui tire son nom de la terre de Choiseul, en Champagne (arrondissement de Chaumont), s'est divisée en trois branches principales : celle des ducs de Choiseul, marquis de Stainville, à laquelle appartient l'ambassadeur et ministre, objet du livre de M. Boutry; la branche des ducs de Praslin, qui intéresse plus particulièrement noire programme, puisqu'elle donna les seigneurs de La Flèche; enfin la branche des comtes de Beaupré qui a fourni elle-même trois autres branches, dont celle des comtes de Choiseul-Goul'lier.

Ce livre de M. Boutry est déjà vieux de quelques années, mais il l'a réédité en 1903, pour la plus grande satisfaction des lecteurs qui recevaient toujours l'énervante réponse: épuisé.

Etienne-François (1719-1783), comte de Stainville, puis duc de Choiseul, fui ambassadeur à Home par la toute puissance de Mm9 de Pompadour, et, grâce à elle encore, devint ministre de la guerre et de la marine en 1761.

M. Boutry publie la correspondance de Choiseul pendant l'ambassade de Home; cette correspondance^esL précédée d'une préface dont l'auteur nous dit: « La lâche modeste du préfacier sera de mettre le lecteur à même de connaître les deux personnages qui vont se trouver en présence : le pape et l'ambassadeur ». Le nom du préfacier nous dit l'excellence de la préface : c'est M. André Hallays, le F làneur des Débats que nos lecteurs ont su goûter déjà dans ses délicieuses flâneries au pays de Ronsard.

La tâche du préfacier n'était pas si modeste que le veut dire « trop modestement » M. André Hallays, car il s'agissait de présenter deux personnages de haule valeur, le pape, Benoit XIV, et l'ambassadeur de Franco, le duc de Choiseul. M. André Hallays nous peint ces deux caractères en quelques traits rapides, mais il y met cette précision et cette clarté dont il a le secret. Il dit, en terminant:

« Les documents qui sont aujourd'hui publiés éclairent donc un très curieux chapitre de l'histoire religieuse du XVIII'' siècle. Ils mettent en lumière la ligure d'un des papes les plus remarquables des temps modernes, et, en même temps, celle d'un homme d'Etat, qui, plus tard, devait gouverner la France. Enfin, si on les lit avec soin, on y découvre sans peine beaucoup de détails qui montrent combien peu ont changé, depuis cent années, les relations des F.tats, et, en particulier, de la France avec le Saint-Siège. 11 nous a paru superflu d'insister sur ces rapprochements. »

Dom Cabrol, bénédictin de Solesmes, abbé de Saint-Michel de Farnborough (Angleterre). Dictionnaire d'Archéologie chrétienne et de Liturgie. Fascicule III. Nous avons déjà présenLé à nos lecteurs ces deux premiers fascicules de ce savant dictionnaire. (Cf. Annales Fléchoises, 1-218 et 1-328. Le 3° fascicule consacre encore 200 colonnes à YAfrique, (Histoire et topographie, liturgie antenicéenne et postnicéenne, archéologie, langues parlées) et renferme de précieux détails (gravures à l'appui) sur les antiques églises africaines. Les articles en sont signés : F. Cabrol, H. Lecleucq, c'est dire toute leur autorité et foute leur valeur.

Au même fascicule, on lit une élude, de H. Lecleucq, sur YAgape ou repas funèbre, aux premiers siècles, une autre de P. Allard sur sainte Agathe. Vient ensuite (de H. Leclercq), l'histoire fort intéressante d'Agaune, lieu célèbre près du lac

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