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temps connue et fort appréciée, a eu l'heureuse idée de réunir en volume tous ses articles déjà parus en diverses revues. Il facilite ainsi à tous les travailleurs la recherche d'excellents travaux, et de documents que l'on sait entourés de toutes les garanties possibles. L'abbé Houdebine. Le pays d'ombre, Angers, Siraudeau,

1902. Discours prononcé à la distribution des prix de

l'institution libre de Combrée, le 21 juillet 1902. Louis Papin, (Paul Pionis). Les coiffes angevines, 1 vol.

in-12 de 225 pages, Paris, Fischbacher, 1902. Délicieux volume tout imprégné de la «doulceur angevine», M. L. Papin le dédie au pays baugeois :

O petit coin de terre,
Ou de sa main légère
Comme une aile d'oiseau,
En chantonnant, ma mère
A bercé mon berceau.
Ma petite Patrie,
Tant douce et tant jolie,
Que j'ai quittée un jour,
Pardonne à ma folie,
Me voici, mon amour !
Accueille l'infidèle
Que le remords harcèle
Et que l'ennui punit,
L'imprudente hirondelle
Qui revient au vieux nid.
Point n'est en oubliance
Ce nid où mon enfance
A rèvé tant de fois,
O petit coin de France,
Mon cher pays baugeois !
J'ai respiré des roses
Sous d'autres cieux écloses,
Et baisé leur satin;
Tes roses sont plus roses,
Et leur parfum plus fin !

Sois terre hospitalière,
Ma demeure dernière,
Et garde mon tombeau,
Comme autrefois ma mère
Veillait sur mon berceau.

Et ce conseil du poète aux « Angevines » n'est-il pas d'un charme exquis :

Oh ! méprisez la mode et gardez vos bonnets,
Papillons de dentelles aux larges ailes blanches,
Qui volant à l'appel des cloches, les Dimanches,
Ont l'air, par les chemins, de butiner aux branches

L'or bruni des ajoncs et l’or clair des genéts.
Auguste Pinguet. – La chanson de l'Anjou, 1 vol. in-8°,

132 p., tiré à 310 exemplaires numérotés et paraphés

par l'auteur, Angers, Siraudeau, 1902. M. Pinguet chante aussi, dans ses sonnets, sa « petite Patrie » angevine et donne comme épigraphe à son volume ce délicieux quatrain de Joachim du Bellay :

Quant à moy, tant que ma lyre
Voudra les chansons eslire
Que je lui commanderay,

Mon Anjou je chanteray.
Edmond Radet. La Renaissance française au prieurė

de Bouche d'Aigre (Eure-et-Loire), 1 vol. gr. in-8°, orné

de huit planches en héliogravure. Paris, Plon-Nourrit. Où se trouve ce prieuré ? L'auteur nous le dit en termes charmants : « .... Au fond de ce vallor, coule le Loir dont le fin ruban d'argent imprime à cette verdure subitement apparue un grand charme de sérénité et d'élégance, à quelques kilomètres de là, vers le nord et du côté de Chartres, le Loir est sorti de sa source. Près d'Illiers, il a reçu son premier affluent, la Thironne, qui vient de traverser le village de Thiron, où s'élevait l'abbaye bénédictine de ce nom. Le cours paisible du Loir s'achemine vers Châteaudun. Dominée par les fières tours de Thibaut le Tricheur, qui couronnent un côteau escarpé, la silhouette de la ville prend une tournure héroïque digne des hauts faits de ses habitants, qui n'ont pas démérité de leurs ancêtres devant l'invasion prussienne de 1870. Le voyageur, un instant surpris par ce bruit d'épopée, qui semble étrange en ces parages bucoliques et virgiliens, retrouve bientôt les douces impressions du premier moment qui ne cessent plus. Le Loir poursuit son cours à travers les prairies verdoyantes et ombragées, arrose Cloyes et rencontre, au-dessous de cette petite et très ancienne ville, la rivière d'Aigre, qu'il absorbe.

« C'est à la pointe de la presqu'ile enserrée par les bras du Loir et de l'Aigre que se dressait le prieuré de Saint-Jean et Saint-Paul de Bouche d'Aigre, de l'ordre de Saint-Benoît, el dépendance de l'abbaye de Thiron. » Chanoine Ch. Urseau. Les cinquante ans de la Revue

de l'Anjou, 1 broch. in-8°, 12 p., Angers, Germain et

Grassin, 1902. La Revue d'Anjou comptait, au for janvier 1902, cinquante années d'existence. Comment a-l-elle rempli son programme pendant ce long espace de temps, quels ont été ses travaux? Nul ne pouvait mieux le rappeler que M. le chanoine Urseau. Notre savant confrère, vérifie les vers du poète :

.......... aux âmes bien nées La valeur n'attend point le nombre des années. Depuis longtemps déjà, il consacre à la Revue de l'Anjou toute sa science historique, et dans l'énumération des nombreux collaborateurs et amis qui ont aidé et concouru à la renommée, au succès de la Revue, il n'en oublie qu'un seul : c'est lui-même. Dùt sa modestie en souffrir, nous réparons ce volontaire oubli, et à la Revue de l'Anjou, à ses distingués Directeurs nous offrons nos meilleurs voux.

L'Administrateur-Gérant, Eug. BESNIER.

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« Par delà le calme et beau cimetière de notre a ville, séparée du champ du repos par la voie ( rustique qui conduit de la route à la ferme voisine, « s'élève, à demi-cachée par les marronniers, les « peupliers et les frênes, la petite église de Notre« Dame-des-Vertus. Elle emprunte à ce double « voisinage de la mort et de la vie champêtre, je ne ( sais quel air de touchante simplicité et de recueil« lement mélancolique qui fait que l'on y va (( s'agenouiller avec confiance et que l'on en revient « l'âme meilleure et comme reposée.

« Je l'ai vue l'autre matin sous l'éclat d'un radieux « soleil de mai. Une messe basse avait attiré a quelques fidèles, quelques à mes tendres et re« ligieuses, au fond de ce petit sanctuaire où la voix « d'un enfant interrompait seule, par intervalle, le « monologue sublime et mystérieux du prêtre à « Dieu. A cette pompe intime du Sacrifice se « mêlaient sans effort, — c'est là le génie du catho« licisme — les harmonies de la nature environnante; « des myriades de gouttelettes refrangeaient l'éclat du « jour et semblaient s'animer de la chaleur naissante; a la brise matinale, effleurant quelques tombes, « laissait voler son souffle presque insensible sous le « porche et le portail, et apportait, jusque dans « l'intérieur sacré, le parfum des pommiers fleuris , « le murmure des feuillages nouveaux, le chant des ( verdiers des haies et des rossignols des buissons.

« Il y avait de la poésie dans l'air, il y en avait ( dans mon cæur. Une impression de piété, que je ne ( cherche jamais à combattre, parce qu'elle aide « mon âme à respirer, vint se mêler à cette émotion « plus profane et cependant seurs l'une de l'autre, ( et je les traduisis toutes deux par l'une de ces « poétiques et bibliques appellations que je n'allai ( pas chercher bien loin, car l'intelligente dévotion ( des anciens propriétaires de la chapelle les a « inscrites en devises multipliées sur les premiers « lambris du plafond; puis, comme il m'est ordinaire, « une distraction vint clore ma légère pensée.

« Les femmes — c'étaient des jeunes filles et des ( mères — et le prêtre s'étaient retirés ; un vieillard « qui tardait passa aussi devant moi, je restai seul et « je profitai de cette solitude, pour examiner de plus

près ce petit temple aux dehors si simples et dont « l'intérieur, grâce à des soins que j'ai compris, car « je les aime, est si élégant et si frais.

« Ami des vieilles choses, parce que le présent (( n'étant qu'un point insaisissable, je suis suffisam« ment autorisé à voir, dans chaque monument du << passé, un piedestal aux choses de l'avenir, j'exa(( minai d'abord le portail. »

Ces lignes émues, qu'écrivait en 1847 l'un de nos écrivains fléchois (1), gardent encore aujourd'hui, après cinquante ans écoulés, leur impressionnante vérité. Les troubles du dehors n'ont point enlevé à l'humble chapelle son atmosphère de sérénité et de calme ; les révolutions ont passé, et passent encore

(1) Le Sanctuaire de Notre-Dame-des-Vertus, par M. Jules Clére, professeur au Prytanée militaire ; article-feuilleton de l'Echo du Loir, 12 et 19 juin 1847.

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