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Parmi les revues : l'Anjou Historique. (Janvier.

F. L'zureau.
L'Art Sacré (15 Février).
L'Echo Régional (Février.)
L'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux (20

Janvier.)
Paris-Province. (Novembre, Décembre, Février).
La Revue de l'Anjou. (Novembre et Décembre.

- Ch. Urseau.)
La Revue Historique et Archéologique du Maine.

(6e livraison, 1902. — R. Triger.) La Revue Prytanéenne. (10 Janvier, 10 Février.)

*

SOCIÉTÉ ARTISTIQUE DES MONUMENTS

DE LA VALLÉE DE LA LOIRE

Cette société, fondée depuis quelques années seulement, a déjà pris une grande extension. Pour atteindre son but, qui est de conserver et restaurer les monuments de la Vallée de la Loire et de ses affluents, elle n'a rien négligé et nous sommes heureux d'applaudir ici aux succès dont ses efforts ont été heureusement couronnés.

L'année 1902 a été particulièrement fructueuse :

A Asnières, près Saumur, l'abbaye qui, autrefois, dépendait de Mélinais et fit partie de la dotation du Collège des Jésuites de La Flèche, a subi une restauration complète. Cette abbaye est du style Plantagenet le plus pur.

A Trèves, réfection de l'église (XV° siècle).

A Blou, réfection des meneaux d’un vitrail (XV siècle) de l'église.

A Saumur, Protectorat établi sur la maison d'Isabelle de Lorraine, (XVe siècle).

A Saint-Hilaire-Saint-Florent, bail passé avec la commune pour l'église abandonnée de Saint-Hilaire (X°, XII°, XIV° s.).

Dans la Sarthe, à Coudrecieux, l'église abandonnée des Loges (XII° siècle), va être restaurée par les soins de la société.

Nous ne saurions trop engager tous ceux qui aiment les monuments de la vieille France à s'unir à leurs défenseurs, et à s'associer à leurs généreux efforts. Il suffit de s'adresser au Président de la Société, M. de La Brière (à Bussy-Fontaine, Maine-et-Loire), dont nous nous permettons d'insérer ici une lettre fort instructive pour nos lecteurs : · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·

Vous me demandez comment la Société artistique des monuments de la Vallée de la Loire a pu réussir à sauver, en si peu de temps, plusieurs édifices remarquables : c'est en s'efforçant de réveiller, de tous côtés, les bonnes volontés endormies et en les faisant concourir du mieux possible à l'æuvre qu'elle a entreprise.

Chacun déplore dans ses promenades, de voir en si grand nombre de beaux monuments négligés et tombés en ruines. Que tous ceux qu'anime le goût du beau viennent à elle; qu'ils unissent leurs bonnes volontés à la sienne, voilà le grand levier; voilà comment on sauvera quelques débris de ces vestiges artistiques si bien conservés aujourd'hui dans le reste de l'Europe qui sait les apprécier, si dédaignés en France, où on les comprend encore peu, tant notre instruction sous ce rapport est en arrière de celle des autres pays.

La société artistique s'étend à tout le bassin de la Loire : elle a des sections dans le Velay, en Auvergne, dans le Blesois; des projets de sections dans le Forez, en Berry, en Touraine; chaque section s'occupe de sa circonscription.

Notre protectorat nous permet l'entretien des monuments à peu de frais; ceux-ci se bornent à des consolidations et surtout à l'entretien des toitures; puis les propriétaires finissent par s'intéresser eux-mêmes à ce qu'ils possèdent et l'amour-propre à conserver son bien est, ce qui a l'air d'un paradoxe, une chose aussi rare qu'elle est considérable lorsqu'on a réussi à la faire naître.

Combien en avons-nous vus navrés d'avoir détruit ou abimé, sans raison, des choses très curieuses qu'ils n'avaient

pas comprises et qu'ils appréciaient lorsqu'il n'en était plus temps.

Je vous remercie de nous avoir signalé la maison de Lazare de Baïs, et je l'indiquerai au prochain Conseil afin qu'on examine ce qui pourrait être fait pour sa conservation.

Je me permets de joindre à ma lettre un extrait des statuts de la société que je vous demanderai de faire connaitre autour de vous. Ce n'est que par l'union de tous ceux que nos arts intéressent – et ce devrait être tout le monde qu'il est possible d'atteindre un résultat. · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·

DE LA BRIÈRE.

Extrait des Statuts de la Société

La Société a pour but :

1° De conserver les monuments et objets remarquables par leur architecture, leur intérêt artistique ou historique; cette conservation se produit en secondant ou en conseillant les propriétaires qui les placeraient sous le protectorat de la Société;

20 De faciliter à ses membres et aux artistes l'étude et la visite des monuments, musées et objets d'arts ou sites remarquables de la Vallée de la Loire:

3° D'encourager les artistes dans la production d'œuvres inspirées par le génie français des siècles passés ;

4° De développer dans le public la connaissance des monuments anciens et le gout nécessaire pour les apprécier.

Elle a son siège à Angers, 35, boulevard du Roi-René, et la cotisation annuelle est de 6 fr. 50. Les communications doivent être adressées à : MM. De la Brière, President, château de Bussy-Fon

taine, à Doué-la Fontaine (Maine-et-Laire; J. Chappée, Vice-Président Trésorier, Port-Brillet

(Mayenne). G. Jouanneaux, Secrétaire, Moulins Trois-Moutiers

Vienne).

OD

L'abbé Angot. Le Dictionnaire historique, lypographique

et biographique de la Mayenne. – Trois volumes in-8° de près de 900 p. à 2 colonnes, avec un fascicule pour l'Introduction, -- Laval, Imp. veuve Goupil.

Nous recommandons vivement a nos lecteurs cet important ouvrage couronné par l'Institut dès l'apparition du premier volume et qui vient d'être heureusement terminé. Il est loin d'être sans intérêt au point de vue fléchois. Laval est l'une des villes qui envoyerent le plus assiduement leur jeunesse au collège de La Flèche. (La rue des Lavallois en témoigne encore aujourd'hui.) On en peut dire autant de Château-Gontier, quoique cette dernière ville ait eu longtemps un collége florissant. Les Hospitalières de La Flèche ont rétabli l'hopital de Laval, qui leur a procuré aussi des religieuses d'élite, spur Berault des Essarts entre autres. L'imprimerie fléchoise fournissait ses productions, surtout ses ouvrages classiques, aux libraires du Bas-Maine.

Les Corbineau, architectes Lavallois, auteurs du beau rétable de la Chapelle du Collège, les Fouquet de la Varenne, gouverneurs de la Flèche, Villar, supérieur des Doctrinaires de La Flèche, évêque constitutionnel de la Mayenne, le jeune Ruffin, le vertueux écolier des Jésuites, dont chacun a lu l'épitaphe en l'église SaintThomas, et plusieurs autres, ont des articles très étudiés et très documentés dans le Dictionnaire de la Mayenne.

M. Denais avait signalé un petit livret rare sur la perspeclive, imprimé à La Flèche en 1618 et dont l'auteur est désigné par les initiales : R. G. S. D. M. M. l'abbé Angot a pu identifier cet auteur, Fléchois par son habitation ordinaire, Mayennais par son origine : c'est René Gaultier, sieur de Meignanne. Le Dictionnaire donne sur sa famille et sur lui d'intéressants détails biographiques.

Chacun, suivant le genre de ses recherches, trouvera certainement d'utiles renseignements dans un ouvrage aussi rempli de notions précises accompagnées de nombreuses références.

Le prix de l'ouvrage complet qui est aujourd'hui de 66 fr. sera porté à 75 fr. à partir du 1er avril prochain.

L'abondance des matières nous oblige à reporler au numéro suivant notre promenade à travers les livres et les revues de janvier et de février.

ERRATUM

V° 2, page 54, au lieu de :

A vos mânes aimées ces Tables élaient dues,

lire :

A vos mânes aimés ces Tables étaient dues.

L'Administrateur-Gérant, Evg. BESNIER.

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