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2° Il a réuni l'expression # ki-yen, « noter les paroles, ? au verbe actif chou, « écrire (les actions), de l'expression suivante, et il en a fait le mot composé Ž k i-yenchou, « les livres de préceptes traditionnels ( ki-yen) ! »

30 Il a joint le mot desse, « actions, » régime du verbe chou, « écrire, » au mot ko, « chaque, » qui commence un autre membre de phrase, et en a fait le nominatif de la phrase suivante. 4o Il a divisé en deux l'expressio

yeou-ssé, « magis« trat. » Il a rendu la première syllabe, yeou, par avoir, et la seconde, Tisse, par les règles prescrites !

5o Il explique par « être consigné dans » le mot 7 thsun, « exister » (c'est-à-dire des magistrats se trouvent). Conf. Lun-yu, ch. VIII, $ 4; en tartare mandchou : afakha ourse bi.

6° 11 a, en outre, confondu le mot 7 thsun , « existent, se « trouvent, » avec les mots i i-kao, « les annales et les « décrets royaux, » qui sont le nominatif de la phrase suivante, et il a écrit : « les règles prescrites (Fisse!) sont consignées (

7 thsun) dans les livres de lois ( #chi-kao!), » contrairement à la règle du locatif et du génitif.

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S. J. : « On y rapporte à la fois les bonnes et les mauvaises « actions; on y expose toutes les calamités et tous les événements « heureux. »

M. P. traduit : « La vertu et le vice y sont présentés sous le point « de vue des récompenses. »

Il n'a pas compris : yo tsaï et Tithsiang, calamités et « événements heureux; » 2° 1 kiu-kiu, a sont cités ensemble; » 3o pi-tchou, « sont exposés complétement. »

Enfin, il a laissé de côté le mot tsaï jk « les malheurs, » et parait avoir vu l'idée de récompenses dans le mot thsiang les événe« ments heureux. »

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S.J. : « Mais, pour ouvrir l'esprit aux commençants et favoriser « leurs progrès, on leur fait d'abord étudier (l'ouvrage intitulé) Chia eul-tchang, c'est-à-dire les douze chapitres. »

M. P.: «On en explique les obscurités en vous faisant avancer pas à « pas, et comme en vous menant par la main. On enseigne d'abord « à observer et à respecter les douze chapitres. »

Le mot meng (littéralement, « stupide, bouché ») est consacré pour dire un commençant (Morrison, a stupid school boy). On le trouve dans le titre d'une foule d'ouvrages élémentaires. C'est ainsi qu'a été formé celui de la grammaire mandchoue

ť it Thsing-wen-khi-meng (littéralement, « mandchou — littérature – instruire – commençants »)..

4o Il rend le mot kai, « ouvrir » (l'esprit à quelqu'un) par expliquer.

2° Il traduit le mot meng, « un commençant, » par les obscurités. Sa version des mots

eou-thsin manque de justesse et de précision. Ils signifient littéralement attirer et faire avancer. On lit dans le Sse-ki (chap. Li-chou) : ' D E etc. « Attirez les hommes par l'humanité et la justice, (contenez-les par « les châtiments). »

3. Les mots # t sien-tao signifient : on les conduit d'abord aux douze chapitres (nom d'un ouvrage élémentaire) et non on enseigne d'abord à observer et à respecter.

七歲之後漸授五大論。

S.J.: « Au bout de sept ans, on leur donne successivement à étudier « les grands traités des Cinq sciences. (Voyez dans ma traduction de « Hiouen-thsang, liv. II, pag. 73, les noms sanscrits de ces cinq Trai. « tés. »

M. P. : « On communique les cinq lumières qui sont de grands <entretiens, »

Il n'a pas vu que, d'après la position, les mots Ti. Hlou-ming, « les cinq sciences, » sont au génitif, et que les mots lun, « les grands traités, » qu'il met au nominatif, sont le régime direct « du verbe cheou, donner. »

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S. J. : « (Le livre appelé Kiao-ming traite des arts, de la mécanique) « et du calcul des éclipses du soleil et de la lune. »

M. P. : « (Il contient) la doctrine des deux principes de l'astronomie « et des mathématiques. »

M. P. a rendu l'expression

i-sou (littéralement : « les nombres du calendrier ») par l'astronomie et les mathématiques. L'expression Home W li-sou ne désigne point deux sciences distinctes, comme le pense M. Pauthier : elle s'applique uniquement aux calculs astronomiques qui sont nécessaires pour la composition du calendrier. On voit que M. Pauthier a considéré ces deux mots comme étant au même cas; tandis que, par sa position, le mot li, ( calendrier, » se trouve au génitif. (Conf. Chou-king, chap. Ta-iumo, $ 14 : en mandchou : Forgon i ton (les nombres du calendrier).

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S. J. : « Dans le traité In-ming) on scrute et on examine avec soin « ce qui est vrai ou faux. »

'M. P. : « Il fait connaître les épreuves judiciaires auxquelles on doit « soumettre les prévenus. Il enseigne les moyens d'acquérir la certitude « des faits en démêlant le vrai du faux. »

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L'expression Tiff yen-ke signifie simplement scruter et examı ner. Elle a pour régime les mots

tchin-weï, « le vrai et le x faux » (des doctrines). 'Il ne s'agit ici ni d'épreuves judiciaires ni de prévenus.' Je 'ne puis "découvrir dans quelle partie du texte M. Pauthier a pris les mots « il enseigne les moyens d'acquérir la « certitude des faits en démêlant. ». Ainsi il a employé vingt-sept mots français pour rendre quatre monosyllabes chinois; encore s'est-il gravement trompé dans la première partie de sa paraphrase.

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S. J.: « On approfondit et l'on pénètre la loi des cinq chars. »

M. P. traduit : « Ce livre porte ses investigations sur le bien dont « on peut jouir dans ce monde, sur les cinq systèmes. »

Le mot char est pris ici au figuré. Il indique les moyens employés par cinq classes d'êtres éminents pour parvenir à la perfectiou. Selon le dictionnaire bouddhique San-thsang-fa-sou, liv. XXII, fol. 16 et suivants, il y a cinq sortes de chars : 1° le char de Fo; 2° le char des Bodhisatwas ; 3° le char des Youen-khio ou des Pratyékas; 4° le char des Ching-wen des Çrâvakas qui ont acquis l'intelligence après avoir entendu la voix de Fo; 5° le char des hommes purs, « Le mot char,

dit le même ouvrage, renferme l'idée de transporter. Jou-laï, au « moyen de la loi du premier char de la vraie image, transporte « tous les êtres, les conduit tous ensemble dans le nirvan'a et les fait « parvenir à l'autre rive. Les Bodhisatwas, au moyen de l'aumône, « de la patience à supporter les outrages, de l'ardeur dans l'étude de « la perfection, de la méditation, de la prudenee et de la pénétra« tion, transportent tous les êtres et les délivrent des trois mondes, « qui sont le monde des désirs, le monde des formes et le monde « sans formes, etc. etc. »

10 Il divise en deux l'expression double khieou-tchang, « pénétrer à fond. » Il traduit la première syllabe par porter ses investigations sur, et prend un nom de chose (le mot livre), pour un nom de personne (on approfondit), et en fait le sujet de ce premier verbe.

2° Il explique la seconde syllabe, Potchang, « pénétrer, » par le bien dont on peut jouir dans ce monde!

3° En rendant le ching, « char, » par système, il méconnaît et fait disparaître le sens figuré du mot char, dont nous avons donné plus haut l'explication, d'après le dictionnaire bouddhique San-thsang. fa-sou.

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S. J. : « (On approfondit et l'on pénètre) la doctrine subtile des « causes et des effets (c'est-à-dire des actions et de leur rétribution). »

M. P. traduit : « (Ce livre porte ses investigations) sur les motifs et « les fruits des auvres, sur les causes les plus extraordinaires et les « plus merveilleuses. »

10 Il n'a pas vu que les n

miao-li, «doctrine subtile, , sont le régime direct des verbes approfondir, pénétrer, et que l'expression V in-ko, « causes et effets, » est au génitif. Il traduit comme si ces deux expressions, dont la relation lui échappe, étaient deux régimes directs du verbe actif khicou, « approfondir. »

2° Le mot " in, « causes, » désigne ici les actions bonnes ou mauvaises (de la vie antérieure et de la vie actuelle), qui sont les causés des récompenses ou des châtiments. Il ne peut signifier les motifs des oeuvres. Je n'ai pas besoin de montrer combien est inexacte la traduction des mots Hub 7!! miao-li, « causes les plus merveil« leuses et les plus extraordinaires, » au lieu de doctrine subtile.

3o Le mot ko, « fruits, » s'applique, dans ce passage, aux récompenses ou aux châtiments qui sont les effets, les résultats des actions bonnes ou mauvaises.

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