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qui s'appelle, en chinois, et pa-tsiao (voyez le Dictionnaire de Basile, n°8841 et Gonçalvez, Dictionnaire chinois-portugais, pag. 725)

2. L'expression k tsao-seou veut dire se laver les mains et la bouche. C'est traduire d'une manière trop vague, que de remplacer ces mots par : faire des purifications et ablutions. 30 M. Pauthier passe les mots

weï-tsing, « pour « se purifier (ils se lavent les mains et la bouche), » qui sont suivis d'un point (0), dans l'édition impériale; puis, confondant les mots

Velik tsao-seou, avec * ** weï-tchong, tant qu'ils n'ont pas fini, il traduit : « ces ablutions ne sont pas considérées comme terk minées. »

Les mots * * weï-tchong, tant qu'ils n'ont pas fini, se rapportent aux huit mots précédents et non aux seuls mots yo Ylik tsao-seou. place les mots fit # # # wou-siang-tchi-tcho

vou-siang-tchi-tcho,« ils · « ne se touchent pas les uns les autres, » par ceux-ci : « tant qu'ils « ne se sont pas bien frotté et essuyé les mains ! »

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S. J. : « Après avoir uriné, ils sont obligés de se baigner et de se « frotter le corps avec divers parfums qu'on appelle tchen-tan (santal) a et yo-kin (curcuma).

Quand le roi est sur le point de sortir, etc. » M. P. traduit : « Chacun doit aller se plonger et se laver dans l'eau; a le devoir est de faire cette action en s'enduisant le corps avec de la a terre glaise delayée.

« Tous ces parfums que l'on nomme tchen-tan et yo-kin, les rois et « les princes en font usage dans leurs bains. » 10 Il rend les mots

mei-yeou-seou-niao, chaque a fois qu'ils ont uriné, » par « chacun doit aller se plonger et se « laver dans l'eau!». Il s'est laissé tromper par le mot sniao, « uriner, » qui signifie se plonger dans l'eau lorsqu'on le prononce ni; mais le mot précédent, y seou, qui signifie toujours urina ou

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mingere, suffisait pour l'éclairer sur le sens et le son du mot suivant. En chinois, lorsque les deux parties d'un mot dissyllabique se rapprochent par une analogie de signification, cette analogie en détermine le sens, quelles que soient d'ailleurs leurs autres acceptions. Par exemple, til tou veut dire en vain, disciple et marcher à pied. Si on le joint au mot i sien, qui veut toujours dire marcher nupieds, en prenant les deux sens analogues qui rapprochent ces deux mots, on conclura avec certitude que

tou-sien veut dire marcher nu-pieds (voyez plus haut § 34)."

2° M. Pauthier n'a pas compris le rôle et le sens du verbe VR thou, qui veut dire ici enduire, appliquer en enduisant, en frottant, (les deux parfums cités). Il a terminé la phrase au mot thou, et, comme ce mot thou signifie quelquefois boue, vase, il a traduit : « le devoir est de faire cette action en s'enduisant le corps AVEC DE « LA TERRE GLAISE DÉLAYÉE ! » Puis, prenant les mots h tchentan eta y o-kin, « sortes de parfums, » qui sont le régime direct du verbe Ethou, « appliquer en frottant, » il en a fait le nominatif de la phrase suivante. « Tous ces parfums, dit-il, que l'on « nomme tchen-tan et yo-kin, les rois et les princes en font usage « dans leurs bains ! »

3o Il a encore mêlé deux phrases ensemble, en faisant rapporter les mots princes et rois de la phrase suivante au passage dont nous pous occupons, et qui s'applique uniquement : iis qui, post urinam redditam, se abluunt, et unguentis liniunt.

4° Voici l'analyse grammaticale des mots t he chinthou-tchou-kiang : le premier mot est au cas locatif (sur le corps) ; le second veut dire appliquer en frottant; les deux suivants (divers parfums) sont le régime direct de ce verbe actif. M. P. ayant rejeté l'accusatif t chou-hiang (des parfums) dans la phrase suivante, où il les construit au nominatif, a considéré le locatif Ég chin (sur

corps) comme le régime direct de thou, « enduire. » Il a oublié qu'en chinois, un substantif placé avant un verbe actif ne peut en être le régime, à moins qu'il ne soit précédé d'une marque d'accusatif; le régime direct se place après le verbe.

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S. J. : « Quand le 'prince est sur le point de sortir, les musiciens « battent le tambour, et chantent aux sons des instruments à cordes.»

M. P. traduit : « En fait de musique, leurs instruments sont de gros ( tambours et des instruments à cordes. »

Il y a une transposition dans le texte : au lieu de kou-tseou, il faut lire tseou-kou (cf. Chou-king, chap. In-tching : « L'aveugle (c'est-à-dire « le musicien) a battu le tambour (tseou-kou). »

10 M. Pauthier, ayant fait entrer les mots I kian-wang,

prince, roi, » dans la phrase précédente (voyez plus haut, $ 38, n° 3), n'a su que faire des deux mots 4 tsiang-tseou, « lorsu qu'il est sur le point de sortir, » et les a passés. Les deux mots It ik hien-ko ont chacun un sens verbal. En tartare-mandchou, filkheme outchoulere (chordas pulsare et canere), Li-ki, Mémoire sur la musique, fol. 35.

2° M. Pauthier n'a pas aperçu la transposition des mots of kou-tseou au lieu de toi tseou-kou, et a rendu les deux mots

kou, '~ tambour, » et tseou, « battre, » par de gros tambours. Il est probable qu'il a confondu le verbe tseou avec l'adjectif thaï, qui veut dire grand.

3o Il n'a point vu le rôle verbal de 7+ hien (fides pulsare), et a rendu ce mot par instruments à cordes.

4° 11 a passé le mot ik ko, « chanter. »

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S. J. : « (Avant) d'offrir un sacrifice, de saluer (les dieux) ou de « leur adresser une prière, ils se baignent et se lavent (tout le corps).»

M. P. traduit : « Lorsqu'ils font des sacrifices aux étres invisibles, et « qu'ils rendent hommage aux mânes de leurs ancêtres, ils s'oignent le « corps, se baignent, se lavent les mains, et ils font toutes sortes « d'ablutions prescrites. »

1° M. P. a paraphrasé inutilement et d'une manière inexacte les deux mots ', tsi-sse, qui signifient en général offrir un sacri

fice (voyez le dictionnaire de Basile, n° 6996, et Morrison, Dictionnaire chinois, part. II, no 10581). 1, One is a pop ni. . ..? Hifi

2° 11 a passé les deux mots paï, « saluer, » et thse, « adresser une prière. » . ... 30 Il a divisé en deux l'expressio

mo-yo (Morrison, part. II, ' 119 12561, 10.bathe, se baigner) et a rendu la première syllabe, Mk mo, par els s'oignent le corps.. 4° 11 a divisé également l'expression

kouan-si (Morrison, part. II, n° 6657, toʻwash, to clean, laver, nettoyer), et il a rendu la première syllabe, kouan, par, se lauer les mains.

Entin M. P. donne à entendre que c'est en offrant le sacrifice qu'ils se baiguent ainsi, tandis qu'il est évident que ces ablutions doivent précéder le sacrifice. !!

Le morceau qui traite de la langue et de la littérature a été rendu d'une manière si inexacte par M. P. (Journal asiatique, décembre 1839, pag. 463 et suiv.), qu'il aurait besoin d'être retraduit phrase à phrase et presque mot à mot; mais la place et le temps me manquent. Je me bornerai à en citer quelques passages.

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# VE . .

14. 1. 1 S. J.: « leur source (la source des caractères de l'écriture) s'est « agrandie peu à peu; ils se sont pliés aux exigences du pays et aux « besoins des hommes, et n'ont subi que de légères modifications, »

M. P. : « Leur source s'est perdue sur la large surface de la terre, et « en s'accommodant à la science subtile des hommes, elles ont subi « plusieurs modifications. »

...10 Il a traduit l'adverbe t sin, « peu à peu, par sest perdue.

20 Il a rendu par l'adjectif large, le verbe & kouang, « s'élargir, ( s'agrandir, » et, le confondant avec les deux premiers mots du membre de phrase suivant, IH, in-ti, qui signifient se conformer au pays, il a traduit la large ( kouang) surface de la

He in-ti). J'ajouterai que si, par impossible, le mot H in,se conformer, » signifiait jei SURFACE, le mot Ihti,

n

terre

se

pays, , ne pourrait être construit avec lui au génitif, puisque, suivant une règle invariable, le terme conséquent se met alors ayant le terme antécédent, c'est-à-dire que le mot qui serait au génitif en latin se place en chinois avant le nominatif. Par exemple, les mots 1

jin.chen signifient hominis virtus, la vertu de l'homme; mais si le mot chen était placé avant le mot jin, cette transposition changerait leur rôle grammatical, et ils signifieraient vertueuxhomme, c'est-à-dire homme vertueux (cf. Rémusat, Gram. chin. $ 79).

3° a en outre rattaché les mots 1 souä-jin, « se 'plier ( aux besoins des hommes, » à l'adverbeke weï, « légèrement, » qui commence le membre de phrase suivant, et il traduit : « én s'accom

modant B soui) aux 'connaissances subtiles (ik wei) des · hommes u jin). » Les mots i til weïyeou-kaipien signifient légèrement avoir ou éprouver des changements. Le lecteur remarquera qu'outre les fautes signalées ici, M. Pauthier a construit ensemble deux mots qui appartiennent à deux membres différents, i jin, : hommes, , et ke wei, '« légèrement, » qu'il rend par connaissances subtiles des hommes !

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S. J.: « Il y a des magistrats particuliers qui sont chargés de noter a les paroles et d'écrire les actions des sages. Les annales et les « décrets royaux sont compris sous le nom collectif de Ni-lo-pi-tch'a « (Nilapit'aka). »

M. P. traduit : « Arrivons maintenant aux livres de préceptes tradia tionnels. Chaque action de la vie a ses règles prescrites, qui sont « consignées dans des livres de lois dont le titre général est Ni-lo-pi& tcha.

Il y a ici un grand nombre d'erreurs.

4. M. Pauthier a rendu les mots F tchi-iu, «quant à » (noter les paroles et écrire les actions), par arrivons à.

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