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S. J. : « Les uns se parent d'une queue de paon. »

M. Pauthier : « Les uns portent des vêtements faits avec des ailes et « des queues de paon. »

Les mots X i et HR fo (vulgo se vêtir de) ont quelquefois la même extension que le mot français porter, en parlant des parties de l'habillement ou des parures : ainsi l'on dit : * it i-kouan, « porter un bonnet » (littéralem. : « revêtir un bonnet » i-kiu, « revêtir, c'est-à-dire, porter des souliers; » * Fi fo-iu, « revêtir du jade » (Fen-loui-tseu-kin, liv. XVIII, fol. 68), c'est-à-dire porter sur soi des ornements de jade. Si l'on voulait traduire ici comme le fait M. P., l’on arriverait à ce sens étrange : porter des vélements faits avec du jade!

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S. J. : « Quelques-uns ne portent pas de vêtements et vont nus « (littér. découvrent leur corps).» Gonçalvez : 1 descobrir se nu.

M. Pauthier : « D'autres n'ont de vêtements que la FORME DE LA « ROSÉE (1).»

M. P. a vu que le mot lou, « découvrir, » signifiait quelquefois rosée, et que # hing, « corps, » avait encore le sens de forme, et vite il a écrit des vêtements de forme de rosée, sans s'embarrasser si cela avait un sens !

En supposant, par impossible, que l'expression #lou-hing ellt ici le sens de roris formam habens, il faudrait, d'après la règle de position, que cette étrange expression fût placée avant HR fo, « vête« ment, » de cette manière : elle # Ź PR hoe-woulou-king-tchi-fo, et encore la phrase signifierait-elle : « quelques-uns n'ont pas de vêtements ayant la forme de la rosée ! »

剎帝利弊羅門。清

E É 4.

S.J.: « Les Kchattriyas et les Brahmanes ont des habitudes simples a et modestes; ils sont propres et économes (dans leurs habits). »

M. Pauthier traduit : « Ils portent la pure soie blanche sans aucune « teinte; mais, dans leurs demeures, ils retranchent ces pures étoffes « blanches avec une louable économie.»

10 L'expression thsing-sou, qu'il traduit par pure soie, se dit uniquement au moral d'un homme simple et ennemi du luxe. On lit dans la biographie de Li-yen (Histoire de la Chine septentrionale) : « Li-yen était simple et modeste thsing-sou); il ne « prenait de ses appointements que ce qui lui était nécessaire pour « vivre et se vêtir : le surplus ainsi que les pièces de soie et les pro« visions de grains, il en gratifiait les barbares; mais, avant tout, il « s'en servait pour subvenir aux besoins de ses soldats. » 2° L'expression

kiu-kien est de Confucius (Lun yu); elle signifie « s'attacher à ce qui est strictement nécessaire » (littéralement, kiu, s'établir dans, c'est-à-dire, s'attacher à kien, la modération). Conf. Morris. Dictionn. chin., part. l'," 6063. M. Pauthier, faute de comprendre cette locution, a mis un point après E kiu, s'attacher à (to dwell in, au figuré), et l'a traduit par « dans leurs demeures. »

3. Formant le verbe retrancher du mot « la modération, » qui est le régime direct du mot E kiu, « s'attacher à » il a écrit « ils RETRANCHENT ces pures étoffes blanches avec une louable écono« mie. »

4o En écrivant retrancher ces étoffes, il a empiété sur la phrase suivante et a pris les mots É kie.pe, qui en sont le nominatif, pour le régime direct de bekien, substantif gouverné par E kiu, « s'attacher à, » et dont il a fait le verbe actif retrancher.

5° L'épithète dissyllabique y kie-pe ne peut signifier seule pure étoffe blanche. Elle se dit également de la pureté du ceur et de la propreté extérieure. C'est ce que prouve une foule de passages qu'il serait superflu de rapporter ici.

6° Il donne à l'épithète dissyllabique 1 by kien-yo, « ménager, « économe, » le rôle d'un adverbe (avec une louable économie). Tout le monde sait, cependant, que, d'après un usage presque constant, les adverbes chinois se mettent avant les verbes auxquels ils se rapportent. Je me contenterai de citer cet exemple du livre des vers (livre Ta-ya, od. Wen-wang) : 7K

ÉL # Z TP Yong-yen-p-ming-tseu-khieou-to-fou; c'est-à-dire : Si « l'homme pense constamment à s'unir aux vues du ciel, il s'attirera « lui-même beaucoup de bonheur. » (Cf. Rémusat, Grammaire chinoise, $ 177.)

L'adverbe ong, « constamment, » précède le mot yen, qui signifie ici penser (en mandchou : gônitchi, s'il pense).

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S. J. : « Les riches colporteurs et les grands marchands des villes ne « portent d'autre ornement que des bracelets. »

M. P. traduit : « Les marchands qui sont riches et qui font un « grand commerce ne vendent que ces objets de luxe. »

10 M. Pauthier divise en deux l'expression + ta-kou, « grands marchands-établis» (l'opposé de pachang, « marchands « ambulants »), et il les traduit par faire un grand ( ta) commerce ( kou). Il n'a pas vu que ces deux expressions étaient employées ici pour former un de ces parallélismes que recherchent les écrivains chinois. Du reste, ces deux mots sont toujours associés ensemble. Meng-tseu, chap. I, pag. 17, 1.7 : « Les colporteurs ( « chang) et les marchands établis ( kou) désireront de déposer (les « objets de leur commerce) dans les marchés du roi. »

2° Il s'agit ici des habillements et des parures, et non des objets de commerce. Il y a en chinois : « les marchands (portent) seulement a des bracelets, et c'est tout. » M. P. traduit : « ne vendent que ces a objets de luxe.» Il oublie le mot bracelets, et rapporte les mots objets de luxe aux ornements qu'il a énumérés plus haut et qui n'existent pas dans le texte.

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S. J. : « Il y a beaucoup d'hommes qui marchent nu-pieds. »
M. P. traduit : « Les hommes sont très-adonnés à ces futilités ! »

Il est difficile d'imaginer comment l'on peut rendre tousien, « aller nu-pieds, » par être adonné à des futilités. Voici, je crois, la cause de cette grave erreur. Le mot fit tou, « aller à pied, » signifie quelquefois en vain ; mais il semble que M. P. aurait dù être averti du sens qu'il a ici, par le n sien, qui signifie marcher nu-pieds. Ainsi l'analogie des mots i tou, « aller à pied, » et sien, « marcher nu-pieds, » ne laissait pas le plus léger doute sur le sens. (Voy. $ 38, 10. lig. 7. Cf. Rémusat, Gram. chin. $ 285.)

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S. J. : « Ils ont un long nez et de grands yeux. »
M. P. : « Ils ornent leur nez de grandes boucles pendantes. »

Le mot sieou, dont M. Pauthier fait le verbe orner, a ici le sens de long (voyez Morrison, Dictionnaire chinois, qre part. clef 9, pag. 120, col. 1 : 14 kt sieou-tchou, « de longs bambous. ») On peut aussi consulter le dictionnaire de Khang-hi :

E sse-meou-sieou-kouang , ces quatre taureaux sont longs (The sieou) et larges. Quant au mot BIR yen, « les yeux, » M. Pauthier l'a pris pour ces larges anneaux de métal que certains peuples sauvages suspendent à leur nez! J'ajouterai que la construction des mots s'oppose au sens adopté par M. Pauthier. Les verbes qui signifient orner de veulent toujours la préposition DJ i, « avec, de, » avant l'objet qui sert d'ornement. Si, par impossible, Le sieou, « long, » et AR yen, « yeux, » signifiaient ici orner et anneaux de métal, il faudrait qu'il y eût dans le texte : The DJ + AR, mais l'expression

e-meo

reaux S

sieou-i, « orner de » n'existe pas en chinois ;

on dit dhe DJ chi-i. Cf. Hionen-thsang, liv. I, fol. 18, r., ligne 3 et passim.

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S. J. : « Ils frottent et polissent tous les ustensiles d'or, d'argent, de « cuivre et de fer. »

M. P. « L'or, l'argent, le cuivre, l'acier, chacun de ces métaux ajoute « son éclat aux festins. ;)

1° Les mots for kk kia-mo-yong signifient simplement frotter et faire reluire. Le mot kia a l'extension du verbe latin addere (dans les locutions addere nitorem , donner de l'éclat, addere animos, donner du courage). Il a pour nominatif le mot fan, « quiconque (de la ligne précédente), » et non lor, l'argent, le cuivre et le fer.

2° Il n'y a pas ici un seul mot qui ait le sens de festins.

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S. J. : «Lorsqu'ils ont terminé leur repas, ils mâchent une branche « de saule, et pour se purifier, ils se lavent les mains et la bouche. « Tant qu'ils n'ont pas fini, ils ne se touchent pas les uns les autres. »

M. P. « Le repas étant fini, on mâche des boutures de l'arbre « nommé yang ou figuier d'Inde; on fait ensuite ses purifications et « ablutions, qui ne sont pas considérées comme terminées tant que l'on « ne s'est pas bien frotté et essuyé les mains. »

Ce paragraphe renferme beaucoup de fautes.

1° L'arbre pe yang est le saule et non le figuier de l'Inde, ficus indica, que le P. Basile (n° 8841) a pris, par erreur, pour le bananier,

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