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L'expression

ing-lin, 'ne signifie pas livres sacrés et ouvrages réglementaires, mais la partie réglementaire ou disciplinaire (Vinaya) des livres sacrés.

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S. J.: « Cela (c'est-à-dire cette double prononciation) est venu de ce e que les peuples situés au-delà des frontières ont des usages différents, ( et ne possèdent pas la vraie prononciation de la langue chinoise (litté« ralement de la Chine), ou bien de ce que les mots des pays étran(gers n'étant pas encore bien compris, ceux qui les ont transmis ou « traduits ont pu commettre des erreurs. »

M. Pauthier : « Toutes ces coutumes et habitudes étrangères, si < différentes des nôtres, n'avaient pas encore pénétré dans le royaume ( du milieu. Quant à la prononciation exacte (des termes sanscrits), le « langage, dans certaines provinces, n'est jamais en parfaite harmonie « (avec celui d'autres provinces), et les traductions ou transcriptions i qu'on en a faites sont pleines d'incorrections.)

M. Pauthier n'a saisi ni la construction ni le sens de la première partie de la phrase : « cela vient de ce que les peuples situés au-delà « des frontières (c'est-à-dire les peuples étrangers) ont des usages « différents. » Mais les erreurs de la suivante sont infiniment plus graves. Il y a en chinois : K DIE pou-tatchong-koue-tehing-in, non penetrant (i. e. non callent) Chinæ rectam pronunciationem. to M. Pauthier a mis un point après

Tchong-koue, < la Chine, » et il a traduit : « n'avaient pas encore pénétré en ( Chine!, 2° ll construit les mots

tching-in, « la prononciation « exacte, » qui sont le régime direct du verbetta, « posséder « parfaitement » (M. Pauthier le traduit par pénétrer dans un pays), avec les mots de la phrase suivante, et il écrit : quant à la prononciation exacte (des termes sanscrits). par étoffes, et l'expression 11 tsi-tsi, « filer, par tisser à la main. 2° Il passe les mots

3° Le mot ett young a le sens de clair (Dictionnaire de Basile, clarum); d'après sa position, il signifie ici être compris clairement (voyez le dictionnaire de Khang-hi); M. Pauthier le rend par être en parfaite harmonie avec.

4° Les mots Ķ f ang-yen signifient ici expressions locales (cf. Morrison, Engl. and Chin. Dict. part. III, 259, au mot local). M. Pauthier la traduit par le langage ( yen) dans certaines provinces ( fang). Dans cette locution, le mot fang, regio, s'applique ici aux pays étrangers. Il a le sens

pie-koue, ( royaumes différents » (Cf. dictionnaire P-wen-yun-fou, liv. XIII, fol. 85 v.)

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S. J. : « Les calculs (des auteurs) relativement à la conception de « Jou-laï et à sa naissance, à l'époque où il sortit de la famille (c'est« à-dire où il embrassa la vie religieuse), où il devint Bouddha, où il « entra dans le nirvân'a, ces calculs, dis-je, offrent des différences de « jours et de mois. C'est ce que j'exposerai dans la suite de mon récit. »

M. Pauthier traduit : « En outre, pour ce qui concerne la concep« tion de Jou-laï (Bouddha), sa naissance, la sortie de sa famille, son « absorption dans le Nie-pan (nirvana), LE SOLEIL ET LA LUNE (!), « tout cela ne peut être exposé (en chinois) que dans des termes irrégu« liers, par la nécessité l'on se trouve de n'en parler que de seconde a main. »

J'ai besoin de prévenir le lecteur,

7° Que les mots LE SOLEIL ET LA LUNE (!), employés par M. P. correspondent aux mots de ma traduction (différences de) jours et de mois.

· 2° Que les mots i tout cela ne peut être rendu en chinois que dans des termes irréguliers, » répondent aux mots chinois

kiai-yeou-tsan-tch'a, (dies et menses) habent differentias. Ct. $ 124, 5* au mot kiai, et Rémusat, Gr. chin. $ 75.

3° Que la phrase « par la nécessité où l'on se trouve de n'en parler i que de seconde main » répond aux mots chinois

iu-tsaï-heou-ki, mot à mot : iu, les détails (relatifs à ces différences chronologiques), HE tsai, se trouveront, 12 heouki, dans les récits qui vont suivre littéralement in posteriori narratione).

Je m'abstiens d'examiner la traduction de M. Pauthier qui occupe les pages 456, 457 et une partie de la page 458. Ce morceau est rendu d'une manière si fautive, qu'il me faudrait le retraduire en entier et consacrer une quinzaine de pages pour signaler les principales erreurs qu'il renferme. Je me contente d'en citer deux.

Pag. 458, lig. 16, M. P. prend l'étoffe de coton Hj pour de la laine ; la soie brune des vers à soie sauvages vivent sur les arbres) pour de la soie écrue ; le lin pour le chanvre, Hinte. Mais passons : ces sortes de fautes sont trop nombreuses pour être enregistrées ici.

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S. J.: « Ces poils (d'animaux sauvages) sont fins, souples et suscep

tibles d'être filés. C'est pourquoi on les estime beaucoup, et on les ( emploie à faire des habits. )

M. Pauthier traduit : « Toutes ces étoffes sont tissues à la main ; « c'est pourquoi (parce qu'elles sont tissues à la main !) elles ont « beaucoup de valeur. »

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tchong-fo-yong, c'est-à-dire servir à faire des habits (littéralement implere vestium usum).

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S. J.: « Dans l'Inde du nord, le climat est froid et le vent souffle « avec violence; on porte des vêtements courts et étroits. ,

M. Pauthier : « Dans le In-tou du nord, où le climat est froid et où « les chaleurs durent peu, les vêtements sont courts et étroits..., )

En chinois, lorsque deux substantifs sont suivis de deux épithètes, elles deviennent des verbes neutres dont le premier se rapporte au second substantif, et le suivant au premier. Ainsi, dans cette phrase, le mot han, « être froid, » se rapporte au climat +, et le mot ! lie, « être violent » (Lun-tiu, cap. x, $ 39), au vent, Jutil. . 10 M. Pauthier a rendu le mot U lie, « être violent, impétueux, ) par le substantif chaleurs.

2o Il a passé le mot vil fong, « vent, » qui est le sujet du verbe u lie, « être violent. »

3o Il a confondu le premier membre de phrase avec le suivant, et il a construit le mot lie, « être violent, » qu'il prend pour le substantif chaleurs, avec l'adjectif toen, « court, » qui commence un autre membre de phrase et se rapporte aux vêtements, Il traduit : les CHALEURS durent peu. 4° Les quatre mots

toen-tchi-pien-i signifient littéralement (les) étroits vêtements, à courte façon, (ressemblent beaucoup à ceux des barbares). M. Pauthier, ayant construit l'adjectif ke toen, « court, » avec le mot U lie, « être violent, (suivant lui, les chaleurs!) » a rendu par court et étroit l'adjectif kn pien, qui signifie seulement étroit.

Ainsi, quoiqu'il ait écrit comme moi « des vêtements courts et étroits, » on ne peut pas dire que sa traduction soit exacte, puisqu'elle ne répond qu'aux mots * pien-i « vêtements étroits, » ainsi que je viens de le montrer. En effet, il a rendu par durent peu le mot toen, « court, » et l'a rapporté au mot chaleurs qui n'existe pas ici.

Le mot courts de ma traduction répond à l'expression il toentchi, « courte façon. »

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S. J.: «(Ces vêtements) ressemblent beaucoup à ceux des peuples « barbares. Le costume des hérétiques offre un mélange bizarre et « une façon étrange. )

M. Pauthier a mis un point après | po-thong, « ils « ressemblent beaucoup;» il traduit : « pour le reste, c'est comme a dans les autres provinces. » Puis il fait entrer, dans la phrase suivante, les mots

hou-fo, « vêtements des peuples barbares, » qui sont régis par le verbe thong, « ils ressemblent. »

a Quant aux vêtements des peuples barbares, aux habillements de « ceux qui professent des doctrines étrangères aux croyances communes, u ces vêtements sont très-variés d'espèces et de formes très-difféa rentes. »

10 M. P. n'a pas vu que les mots fen-tsa, « mélangé, » et iti! i-tchi, « façon étrange, » ne s'appliquaient ici qu'aux vêtements des hérétiques.

2° ll emploie dix mots pour rendre les mots wai-tao. Il fallait dire simplement les hérétiques.

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