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S. J. : « Quant aux frontières de ce royaume, je puis les faire ( connaitre. Les limites des cinq Indes embrassent une étendue « d'environ quatre-vingt-dix mille lis, ,

L'expression # 5 fong - kiang désigne les grandes limites d'un royaume; les mots 23 king-kiai, employés plus haut, s'appliquent aux limites des différents territoires entre lesquels un royaume est partagé. Dans les livres classiques, ces mots désignent souvent les divisions des propriétés, des terres, entourées d'un petit canal. (Cf. dictionnaire Pin-tseu-t'sien.)

M. Pauthier : « Si l'on y comprend toutes les contrées dont les fron« tières se communiquent, et que l'on peut appeler les cinq In-tou, ce « pays a quatre-vingt-dix mille lis environ de circonférence. »

10 11 a rendu par si le mot jo, « quant à, pour ce qui regarde. »

2o Il a rendu les mots # sou Ź tof, fong-kiang-tchi-iu, littéral, « les limites des frontières,» par « les contrées dont les fron« tières se communiquent. »

30 Il a ajouté les mots y comprendre qui ne se trouvent pas dans le texte.

4° Les mots P 1 TU kho-te-eul-yen signifient : « je puis « les dire, les énoncer les frontières). » M. P. a confondu ce membre de phrase avec le suivant. Il en a construit le dernier mot yen, qui est le verbe actif dire, avec les cinq premiers mots de la seconde ligne, et lui donne pour régime direct le nominatif king, « les limites, » (des cinq Indes); il traduit : « que l'on peut' APPELER LES LIMITES DES cinq In-tou, » etc.

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S. J. : « Il est large au nord et étroit au midi; sa forme ressemble « à une demi-lune. »

M. Pauthier : « Du nord en s'étendant au sud, sa forme étroite et « allongée ressemble à une demi-lune. »

yo Il est aisé de voir que l'adjectif houang, « il est largé » (au nord), a pour corrélatif l'adjectifiti hia, « il est étroit » (au midi), M. Pauthier a fait disparaître cette opposition en rendant l'adjectif

kouang, « large, » par s'étendre. Il n'a vu qu'une chose dans cette phrase: la forme étroite (d'une partie de l'Inde).

2° Il s'est gravement trompé sur la règle de position qui détermine la place des mots qui indiquent une direction, une localité. Ces mots se mettent constamment avant un adjectif ou un verbe, comme on le voit deux fois dans ce passage.

-kouang, « au nord, il est large ou il s'élargit;» Dito nan-hia, « au midi, il est étroit ou se « rétrécit. » D'après la règle énoncée plus haut, pour dire, en chinois, s'agrandir, s'élargir au sud, on écrirait nécessairement n ankouang, et non E P kouang-nan, ainsi que l'a cru M. Pauthier. J'ajouterai qu'il a rapporté à la direction du sud le mot uang, qui se rapporle à la direction du nord.

3o Il a fait l'adjectif étroit du verbe neutre to hia, il est étroit, et, le construisant avec # hing, il a traduit : sa forme étroite.

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S. J. ; « Si l'on divise les plaines (de l'Inde) et qu'on les sépare « d'une manière distincte, elle forme soixante-dix états. »

Le mot du hoa, signifie diviser. Exemple : & t they dividendo (imperium fecit novem Tcheou. En mandchou : ouyonn dcheou oboume dendekhe.

L'expression composée de 5 k'iu-fen, s'explique en mandchou par ilgame faksalame, distinguer et séparer. M. Pauthier : « On y a tracé les divisions d'environ soixante et dix royaumes. »

On voit qu'il traduit le verbe fen, séparer par les divisions. Il empiète sur le membre de phrase suivant, et parait avoir oublié la règle du génitif qui, lorsque deux noms sont en construction, exige absolument que le terme antécédent se place après le terme conséquent. (Cf. Rémusat, Grammaire chinoise, pag. 79). Pour dire en chinois les divisions de soixante et dix royaumes, il faudrait écrire : t + u Ź 5thsi-chi-koue-tchi-fen, et non t +

fen-thsi-chi-koue ; car ces mots, ainsi placés, signifieraient : diviser soixante-dix royaumes. Le mot et koue, ne pourrait être un génitif, et serait inévitablement le régime direct du mot fen, séparer. M. Pauthier a montré qu'il ignorait le sens de l'expression kiu-fen, distinguer et séparer, qui, comme je l'ai dit plus haut, se traduit, en mandchou, par les mots ilgame faksalame qui ont exactement le même sens.

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S. J. : « En tout temps, le climat est extrêmement chaud. »

Le mot chi, « temps, » est ici adverbe par sa position et signifie en tout temps. M. Pauthier rend ce mot par les saisons : « Les i saisons y sont très-chaudes.» L'adjectif est chou-je, « chaud, se rapporte à l'Inde, et noii aux saisons. Toutes les fois que Hiouenthsang parle des saisons, il ne manque jamais d'employer les mots 19 A sse-chi, quatuor (anni) tempora.

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- S. J. ; « Au pord, les montagnes forment une chaîne immense ; « les collines et les tertres sont imprégnés de sel. ». .

M. Pauthier : « Au nord, c'est-à-dire dans les montagnes qui cachent « dans leur sein de nombreuses collines transversales, il y a beaucoup « de mines de sel. »

Les six premiers mots de la phrase désignent évidemment, la chaine des monts Himalaya. Faute de les avoir compris, M. Pauthier a fait disparaître cette importante observation du voyageur chinois. po Il a confondu les deux mots

in-tchin, « former une « chaîne immense, » qui complètent le sens de la première partie de ja phrase, avec les nominatifs khieou-ling, « les collines et i les tertres, » qui commencent le membre de phrase suivant. 2. Il a divisé en deux l'expression

in-tchin, « former une a chaîne immense. » Il à traduit alors la première syllabe par « cacher dans son sein, », et la second chin, par l'adjectif transversales.

3. Il a empiété sur la phrase suivante, en faisant de cette seconde syllabe i ichin, un attribut des mots E Bakhieou-ling, « col. a lines et tertres, » qui sont qualifiés par l'expression

si-lou, « être imprégné de sel. »

4° Il prend le nominatif Fr. Bakhieou-ling, « les collines et les « tertres, » pour le régime direct d'un verbe actif, cacher, qui n'existe pas dans le texte, et nous montre des montagnes qui cachent dans leur sein DES COLLINES TRANSVERSALES ! Outre les fautes graves que je signale, on pourrait faire observer que cette version est inintelligible en français.

18.

東則川野沃潤。疇隴膏腴。

S. J. : « A l'est, les vallées et les plaines sont abondamment arrosées, et les champs sont gras et fertiles. »

M. Pauthier : « A l'orient, des courants d'eau, qui traversent les « plaines désertes, viennent arroser les campagnes cultivées, et en « former un sol riche et fertile. »

1. Le mot Jll tch'ouen veut dire ici une vallée (Cf. Fo-koue-ki de Rémusat, pag. 282, note de Klaproth). M. Pauthier l'a rendu par des courants d'eau, et cette faute l'a forcé d'ajouter les mots qui traversent.

2. Les quatre mots JULY tchouen-ye-wo-jun forment un sens complet (les vallées et les plaines sont abondamment arrosées). M. Pauthier a confondu les mots wo-jun, « être abon( damment arrosé, » avec les deux premiers mots du membre de phrase suivant. Il a rendu par le verbe actif arroser les deux mots

wo-jun, qui deviennent passifs par position, et leur a donné pour régime direct les deux nominatifs Pe Bitch'eou-long, champs. Il traduit : « viennent arroser les campagnes! 30 M. Pauthier, ayant fait gouverner les deux nominatifs

P H ich'eou-long, « les champs, » par le verbe v 19 wo-jun, qui complète le membre précédent, s'est vu forcé d'ajouter le verbe former et le mot sol pour tirer parti de l'expression

kao-iu, qui, par sa position, veut dire ils (les champs) sont gras et fertiles. Il traduit « (des courants d'eau viennent) EN FORMER un sol riche et fertile! »

斯大藥也可略言焉。

S.J.: « (Dans la partie occidentale, le terrain est maigre et stérile.) Tel est l'aperçu sommaire que je puis donner (de l'Inde)

P l io-yen, dire en abrégé.

M. Pauthier : « Dans la région occidentale, le sol est pierreux et • pauvre. Il y forme une grande plaine sablonneuse. »

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Il est curieux de rechercher comment M. Pauthier a pu trouver le sens des mots soulignés. Il a divisé en deux l'expression + ta-kai, qui est très-usitée en chinois et signifie un résumé, un abrége, un aperçu sommaire. Suivant Morrison (Dictionnaire chinois, part. II, n° 4927), elle a le même sens que ta-so (dictionnaire de Basile, no 6054, + ta-so, epitome). m. Pauthier a adopté le sens que nous blâmons (grande plaine sablonneuse) faute d'avoir compris la définition anglaise de Morrison (loc. cit.): + 4 ta-kaï, or + ta-so, a large rough levelling, définition qui n'a pas

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