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Suivant les Chinois, le principe in ou femelle, est le symbole de ce qui est grossier et impur, le principe yang ou mâle, est le symbole de ce qui est subtil et pur. C'est pour cela qu'on écrit: A 21€ 314y

. Le principe lin est impur, le principe *yang est 3pur.

Si les deux substantifs 'in et "yang, ainsi que les deux épithètes 3thsing et 'cho n'avaient pas, étant réunis, une place déterminée, on écrirait: lin-yang-utcho-3thsing, le principe lin, le principe yang 'impur-spur. Mais, par les raisons exposées plus haut, on est obligé de rapporter le quatrième signe tcho (impur) au premier, in (principe femelle), et le troisième, thsing (pur), au deuxième yang (principe mâle).

Les dispositions inverses yang-lin (principe mâle, principe femelle) au lieu de lin-ạyang (principe femelle-principe mâle), et Atcho-31hsing impur-pur, au lieu de 3thsing-utcho (pur-impur) n'existent pas en chinois.

Autre exemple. ' ' B. 'pi ce qui est bas (la terre), 2kuo ce qui est haut (le ciel), 3;--tch'in ayant été mis en place, 5koueï ce qui est noble, (sien ce qui est vil, Tweï eut un rang déterminé, si particule finale. (I-king, section Tsi-thse).

Nous voyons dans ce passage que les mots "pi, ce qui est bas (la terre), kuo ce qui est haut (le ciel), ont pour correspondants les mots 5koueñ, ce qui est noble (le ciel), et 6tsien ce qui est vil (la terre).

De cette manière, le premier adjectif 5koueï noble, correspond au second mot kao (ce qui est élevé, c.-à-d. le ciel), et le second adjectif "tsien six (ce qui est vil) se rapporte au premier mot 'pi , ce qui est bas (la terre).

Pourquoi a-t-on dérogé à la règle, et n'a-t-on pas écrit sienSkouei(vil-noble), pour que le premier adjectif répondît à la terre, et le second au ciel?

C'est qu'on ne dit pas en chinois Tsien-koueï, dans le sens de ril et noble? Tsien-koueï signifierait: avilir ce qui est noble; mais cette expression tsien-koueï n'existe pas en chinois.

D'un autre côté, pourquoi n'a-t-on pas écrit -kao-'pi (haut et bas) pour que le mot qui désigne le ciel (kao ce qui est haut) eût pour correspondant le mot "koueï ce qui est noble, et pour que celui qui désigne la terre ('pi ce qui est bas), eût pour correspondant le mot 6tsien (vil)?

C'est qu'on ne dit pas en chinois 2kao-ipi dans le sens de haut et bas. (Kao-pi signifierait élever ce qui est bas; mais cette combinaison n'existe pas dans les auteurs chinois.)

Je m'arrête ici, en me bornant à renvoyer les étudiants qui désireraient un supplément de preuves et d'exemples, à mes Exercices pratiques et au Simple Exposé que j'ai cités au commencement de cet article.

Quelquefois l'adjectif se trouve séparé par un génitif du nom dont il est l'attribut. Si-yu-ki, liv. III, fol. 4: ; 1si-Pyang-3mao, mot-à-mot: fin-mouton-poils. Le mot yang, mouton intercalé entre si, fin, et mao, poils, nous montre qu'il faut traduire : si-mao des poils fins, de la laine fine, yang de mouton. On ne pourrait évidemment rapporter si, fin, à mouton, et dire: des poils de fins moutons.

Comparatif.

Les Chinois expriment le comparatif de plusieurs manières :

1° Par position, soit en plaçant par exemple après mo non, pas, rien, aucun, l'adjectif positif, auquel ils veulent donner la valeur d'un comparatif.

**T 'E tsinkoue le royaume de Tsin: 3thien-hia, dans l'empire, 5mo aucun, kiang puissant, yen particule finale. C.-à-d. dans l'empire aucun royaume n'est plus puissant que celui de Tsin.

E 'lo (en fait de) joie, 2mo pas, 3ta grande; yen part. finale. C.-à-d. il n'y a pas de plus grande joie.

Soit en plaçant (dans la comparaison d'une personne ou d'une chose avec une autre) le mot cho t quis ? avant un adjectif.

+ F F M A 10 AL 17, mot-à-mot, ingou-otseu de

vous, 3yu et (de) 4kouan-5tchong, 6cho-thien, qui est sage? c.-à-d. qui est plus sage, plus habile, de vous ou de Kouan-tehong?

# . X H '* *W 'wei parlant à, -khi-3mou sa mère, 4youe elle dit: 5fou père, syu et, "fou mari, Scho qui? !thsin proche. C.-à-d. du père et du mari qui est, quel est celui qui est plus proche ? Quel est celui qui nous touche de plus près ?

2° A l'aide des prépositions yu tu, yu F , hou + placées après un adjectif positif et avant la personne ou la chose que l'on juge d'un ordre inférieur. '

'hien sage, yu sur, par dessus (plus sage que), 3yao-chun les empereurs Yao et Chun.

Bon HA t 'F' tchin le royaume de Tch'in, chi commença, 3ta à être grand, 4yu par dessus (plus grand que), Thsi, le royaume de Thsi.

L' F . 2 ' F Sepiake mo rien, Phien est évident, shou par dessus (n'est plus évident que), 'in ce qui est caché, 5mo rien, chien est manifeste, Thou par dessus (n'est plus manifeste que), 8weï ce qui est secret.

On exprime encore le comparatif en plaçant le mot i min davantage, avant un adjectif positif.' hpt PAYE

ik 'A 'jou- chouï si l'eau, 3j-4chin, devient plus profonde, 5jou-cho si le feu, 77-8je devient plus ardent. Littéralement i-chin davantage profonde, i-je davantage ardent.

Superlatif. Pour exprimer le superlatif par position, les Chinois placent à la fin de la phrase un adjectif positif précédé d'un génitif. N ° 1

'jin l'homme, sye est, 4ling, l’intelligent, awan des dix mille, 3wou créatures (le plus intelligent de toutes les créatures). Il Ž

u 111 Ź '* "Xi, 'ting il détermina, 4kao-5tche les hautes, ?chan-3tchi des montagnes (les plus hautes des montagnes), Syu et, ta-107che les grandes, "tchouenstchi des rivières (les plus grandes des rivières).

T

3

Atche la grande, 1ho-tchi des céréales (la plus grande des plantes céréales), s'appelle Mo-to-to.

'Ź *!te-?i-Ptche la vertu et la justice, sye sont, 6meä-Itche les belles, thing-5tchi des actions (les plus belles des actions.)

Il arrive quelquefois qu'un adjectif positif reçoit la valeur d'un superlatif de la construction et du sens de la phrase. Vi

't koue (parmi) les royaumes, -tong3tchi de Porient, 'han du fleuve Han (situés à l'orient du fleuve Han), 5souï le royaume de Souï, Gwei est, ita grand (est le plus grand, le plus puissant).

L'interprète mandchou a bien senti que, dans cet endroit, l'adjectif ta (grand) avait le sens d'un superlatif, car il a écrit: damou seulement, souï gouroun le royaume de Souï, amba każ est grand.

La manière la plus ordinaire de former le superlatif, consiste à placer avant l'adjectif, un adverbe signifiant extrêmement: Les plus usités sont tsor

Exemples: ' A Ž' Xchou le livre, 3tchi de, kao--chi (composé par Kao-chi), Sweï est, tsouï extrêmement, ichen bon, c.-à-d. a une tendance extrêmement vertueuse.

7' siang (frère de l'empereur Chun) ?tchi extrêmement, 3pou-ljin était inhumain, très-inhumain.

On employe aussi le mot chin | beaucoup, dans le même sens: 'I "Ú l t 'khi-tao sa voie (sa doctrine), 3chin extrêmement, Ata est-grande est très - grande). I-king, chap. Hi-thse.

En style moderne, on remplace souvent les adverbes précités par le mot tsioue in extrêmement : * tr sioue-hào, trèsbon, tsioue-ta e t très-grand.

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SECONDE SECTION.

DES V ER B E S.

Observations générales sur les différents verbes.

Les Chinois n'ont que quatre sortes de verbes: le verbe actif, le verbe neutre, le verbe passif et le verbe factif ou causatif.

Le verbe actif se reconnaît 1° lorsqu'il est suivi d'un régime. Exemple: -min aimer le peuple; 2° Lorsqu'il est précédé d'une particule accusative et d'un régime: Exemple: ' *T T H ^ A i-thien-hit-yu-jin imperium dare homini, mot-à-mot: 'yu donner, 5jin à un homme, li marque d'accusatif, 2thien-3hia l'empire.

Le verbe neutre se reconnaît à la position, soit qu'il se montre tel par sa nature. Exemple: 1 k thi, jin l'homme, sse est mort, ye particule finale;

Soit qu'il ait été formé d'un adjectif, qui est devenu tel par sa position. Exemple: Le mot po y est l'adjectif mince, léger. Si l'on dit P H choni-po-ye, le mot po deviendra le verbe neutre être-mince, être-léger, et l'on traduira : les impôts sontlégers.

Le verbe passif s'exprime de plusieurs manières :

1° Par position, en plaçant un substantif au cas instrumental avant un verbe final. Exemple: 'lam ap s f A) 3souč quoique, 'pien--fo les chauves-souris, 4ho par le feu, 5khouen fussent-tourmentées. On voit que 5khouen, pauvre, malheureux, fatiguer, affliger, est devenu passif par position.

2. En employant un verbe actif suivi des prépositions yu yu F hou + ou du mot i j qui sont, tous quatre, des signes

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