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direct en est séparé par un ou plusieurs mots au génitif. Notre mot yu Fremplit exactement le même rôle dans l'exemple suivant de Mencius (liv. I, page 12): '7 being F itte

Ź ' 'pou-kiai je n’explique pas, 3ju marque d'accusatif, isin le sentiment, etchi de, 4thseu ce, 5ji jour. C'est-à-dire d'après le commentaire : je ne puis m'expliquer, repartit le roi, le sentiment qui, ce jour-là, m'a poussé à proposer de substituer un mouton au boeuf qu'on allait tuer.

Du caractère hou + marque de l'accusatif.

Ce que j'ai dit de yu Tin et de yu T peut parfaitement s'appliquer, dans les mêmes cas, au caractère hou +.

Pour démontrer la valeur nouvelle que j'attribue ici à hou , il me suffira de citer deux exemples comme les suivants où.la même idée est exprimée avec ou sans hou , marque d'accusatif. Mencius avait écrit, liv. I, page 1

ao-min conserver, protéger le peuple. Le commentateur J, comme si cette expression n'était pas assez claire, écrit "pao conserver, 'hou, marque d'accusatif, 3min le peuple.

Voici un autre exemple fort remarquable :' (ÔT ? EX T iho pourquoi, Phien avez-vous regardé comme sage, shou marque d'accusatif, 4cho-śwou, (nom d'homme)? En mandchou : Cho-wou be tòy Cho-wou (be marque d’accusatif), ainou quare, mergen de oboukha pro sapiente habuisti?

Il n'est pas inutile de faire remarquer que le mot ?hien (vulgo sage) devient ici, par position, un verbe actif, qui fait l'effet de sapientifier, si ce mot, qui n'est pas français, pouvait signifier regarder comme sage. La langue anglaise possède beaucoup d'adjectifs qui précédés de to et suivis d'un substantif deviennent de véritables verbes actifs, comme blue bleu, to blue bleuir, rendre bleu.

Le mot hou , aussi bien que yu PA et yu F , est encore une marque d'accusatif lorsque le régime d'un'verbe actif en est sé. paré par un ou plusieurs mots au génitif. Mencius, liv. I, p. 50:

E F *# Ź se il remplit, Phou marque d'accusatif, Skien l'intervalle, 5tchi du, 3thien ciel, 4ti (et) de la terre.

'FĒT nifi * F * Z 'ho comment, tching a-t-il accompli, exécuté, 3hou marque d'accusatif, 6i les idées, les desseins, 5tchi du, ikong prince? (Mencius.) Tso-chi, liv. 5. fol. 25: '# Let A F eta

Stitchou--hcou les princes feudataires, 4yu comprirent, 3kiai tous, 5hou marque d'accusatif, Ștchi l'intention, stchi de 6houan-kong (nom d'homme). En mandchou: goloi beise les reguli, gemou tous, khówan goung ni de Houan-kong, moudsilen be l'intention intentionem) oulkhikhe comprirent.

Pet F F 'Ž ho pourquoi, eta a-t-il grandi, regardé comme grande, a-t-il loué, 3hou marque d'accusatif, Thou la capture, ctchi de, 4ki-5tseu faite par ki-tseu, nom d'homme ? —

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Du caractère i 9 marque de l'accusatif. Nous voici arrivés à la marque d'accusatif la plus importante dont la valeur particulière manque dans les dictionnaires de Basile, Morrison, Gonçalvez et Medhurst; elle manque également dans toutes les grammaires chinoises publiées jusqu'à ce jour.

M. Wells Williams attribue, il est vrai, à notre i , aussi bien qu'aux prépositions yu , yu T et hou la propriété de marquer l'accusatif, mais il n'échappera à personne que cet estimable sinologue, dont l'excellent dictionnaire a paru en 1856 1, n'a pu s'empêcher de reconnaître le rôle important des caractères ci-dessus, exposé par moi dans le petit mémoire qui termine ma version latine de Mencius ou Meng-tseu (Paris 1824-1826).

Je me félicite de voir que les idées que j'ai émises, il y a quarante ans, sur ces quatre caractères chinois, ont été adoptées par M. Wells Williams. En effet, il cite, lại même, pag. 106, sous le mot i PD, avec la prononciation cantonnaise, le curieux passage où s'est trompé le P. Noël (voyez plus bas, pag. 21, lin. 4 et 34) et montre par là qu'il a parfaitement connu et mis à profit le petit mémoire que je viens de citer. J'ai été plus flatté

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1 A tonic Dictionary of the Chinese language in the Canton Dialect. Canton.

encore quand j'ai vu l'habile sinologue Endlicher me les emprunter et les faire entrer, en me citant, dans sa Grammaire de la langue chinoise page 206 sqq.

Je dois apprendre au lecteur que cette petite découverte du rôle dei , marque d'accusatif, me fut révélée par un contresens du P. Noël dont la traduction ou plutôt la paraphrase du Mencius, m'a été du plus grand secours pendant toute la durée de mon travail. Dans le cours de mes lectures de textes et de commentaires chinois, j'avais recueilli et écrit sur des cartes plusieurs centaines de phrases dont je ne pouvais faire la construction ni saisir le sens, faute de connaître la valeur de i , comme marque d'accusatif.

Les sinologues savent que le chinois moderne possède deux signes qui marquent l'accusatif: pa t. et tsiang 48 qu’on traduit en mandchou par gaimbi prendre. On les place avant le régime du verbe actif. Le meilleur moyen de faire comprendre ici leur rôle, est de les considérer fictivement comme des terminaisons de l'accusatif latin, placées avant le radical. Je commence par des tournures appartenant à la langue moderne.

# # F MET 1tsiang em, ?niu-tseu mulier- (mulierem), *khieou-5liao liberavit. Liao marque du passé.

pa em, 2 jin homin- (hominem), 3kien-Alino vidit (il a vu l'homme). it 2in 3

o 'pa em, -tchong-3jin multitudin1L DIE / 1AV TOP (multitudinem), 4theou furtim, 5khan aspiciebat; il regardait furtivement la multitude.

' T W Ł 'pa um, ?kin aur- (aurum, à l'accusatif) 3chi- weï habet-pro, 5fen stercore, Sthou et terrâ; il regarde l'or comme du fumier et de la terre. Maintenant que j'ai expliqué le role de pafl, et de tsiang 48 marques d'accusatif en langue moderne, je vais passer à i qui, dans les mêmes cas, y correspond exactement, en style ancien. Le contresens du P. Noël auquel j'ai déjà fait allusion (plus haut lin. 6) me fournira la meilleure démonstration du fait que je viens d'énoncer. On lit dans Mencius, liv. II, page 52: PLE

. Noël avait traduit: 1; 2jin pietatis auxilio, 3thsun conservat, 4sin

cor, comme s'il eût écrit utens humanitate conservat cor, en donnant à i le sens très-fréquent de uti, se servir de.

Je consultai alors les commentaires B et C, et je lus, sous une forme moderne: B:'IC'E'

'pa em, jin humanitat- (humanitatem), 3thsun conservat, 'yu in, 5sin corde.

Itsiang em, ajin-humanitat-(humanitatem), 3thsun conservat, 4yu in, 5sin corde.

Ce n'est pas tout. J'ouvris la version mandchou et y vis, avec une satisfaction extrême, que le signe i de cette phrase y était rendu par be J marque fréquente de l'accusatif: Gosin be moudsilen de teboumbi, humanitat-em corde in (in corde) reponit.

Il me restait, pour achever la démonstration, à vérifier le fait dans la grammaire mandchou - chinoise e thsing-wen-khi-mong, et à l'article be 9, je trouvai pour synonymes, d'abord pa teet tsiang 94, les deux marques d'accusatif en style moderne, et ensuite le m

ui y correspond en style antique. Les divers exemples qu'on y voit cités ne peuvent laisser aucun doute à cet égard.

Il était donc parfaitement établi que, dans la phrase dont le sens avait échappé au savant P. Noël, le mot i n'était qu'une marque d'accusatif. Je pris alors les centaines de cartes portant des exemples remarquables où le mot m'avait invinciblement arrêté, et je les compris toutes aussi aisément que si ce signe y avait été remplacé par les mots pa i et tsiang

qu'on est convenu de considérer, en style moderne comme des marques d'accusatif.

Les sinologues qui ont beaucoup lu, et qui, peut-être, ont été arrêtés plus d'une fois par le mot i L, et les étudiants qui ont tout à apprendre, m'excuseront, j'espère, si je cite encore un bon nombre d'exemples du même signe, et si j'en montre divers emplois dans des exemples où il sert à faire comprendre des passages très-étendus.' On lit dans le dictionnaire de Khang-hi: 'DI M

į -m, wou re- (rem), si legare, 4 jin homini, 6youe dicitur,

vocatur, 6chouï, c.-à-d. le mot chouï Tu veut dire léguer une chose (rem) à quelqu'un.

Meng-tseu, liv. II, page 46. ') F T 11 i um, -thien-3hia imperi- (imperium, à l'accusatif), 4yu dare, 5jin homini. C'est exactement le sens de la version mandchou: Abkaï du ciel, fedchergui be le dessous (be marque d’accusatif), niyalma de un homme à (à un homme), boure donner. Donner à un homme ce qui est au bas, au dessous du ciel, c.-à-d. l'empire.

Le P. Basile de Glémona a méconnu le principe dont il s'agit lorsque, sous le mot wêi E (5,595), il a rendu le mot i pl marque de l'accusatif par la préposition ex:') E ith li ex, tchi recto, wêï facere, khio curvum (courber ce qui est droit). Nous dirons mieux: um-rect, (rectum) facere curvum.

Morrison a commis la même faute que le P. Basile, lorsque, sous le numéro 1891 (Part II), il rend"

* 1,tchi-sweï-4khio, par 1by 2straight 3make #crooked.

La grammaire mandchou-chinoise, dans un exemple absolument semblable H R z 1;-2tchin-weï-4kia, rendre faux ce qui est vrai, fausser la vérité, fait correspondre be ? marque d'accusatif à i Pl, qui en cet endroit est tout-à-fait synonyme des signes |

siang dont le rôle conventionnel a été assez expliqué plus haut (page 21). * 7 'El fill

mot-a-mot : jo si, si os, thseu ill-, 5thien camp- (si illos campos), ?pou non, Choan reddas, ilou (regno) Lou; si vous ne rendez pas ces champs, ces terres au prince de Lou.

''1L'9) ta ' tseu--fan (nom d'homme), zi am, 4pi ex-pretioso-lapide - tabell- (tabellam - ex-lapide-pretioso), Scheou dedit, 6kong-tseu, principi; il donna au prince une tablette de jade.

Non seulement le régime direct, précédé de i , peut se mettre devant un verbe actif, comme dans l'exemple ci-dessus

2 li um, thiem-ghia imperi- (imperium), Ayu dare, jin homini, mais la position peut-être renversée, c'està-dire qu'on peut faire suivre le verbe actif, de la marque

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